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    Société d'État

    Le patron de la SAQ ne se mêle pas du débat sur la privatisation

    Le président de la SAQ, Alain Brunet
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le président de la SAQ, Alain Brunet

    Le bruit qu’il peut y avoir autour des hypothèses de privatisation ne touche pas la SAQ, affirme son président selon lequel « l’actionnaire [le gouvernement] est libre » de faire ses propres gestes alors que la direction de la société travaille de son côté à pérenniser l’entreprise.

     

    Invité en marge d’un discours au Cercle canadien de Montréal à commenter ce sujet, qui revient périodiquement dans l’actualité depuis les années 80, Alain Brunet a dit que les efforts de la direction vont à la réalisation de son plan d’affaires et à l’efficacité face à « l’évolution des conditions du marché ».

     

    « Toute la question de la privatisation, ça ne se fait pas à la SAQ, ça n’appartient pas à la SAQ. L’actionnaire est libre. […] On ne prend pas part à ça », a dit M. Brunet en marge de son allocution lors d’une rencontre avec la presse financière.

     

    En entrevue avec TVA il y a deux semaines sur une réflexion qui serait en cours, le ministre des Finances a été prudent. « Je ne suis pas en train de vous dire qu’on va le faire. Mais je ne suis pas en train de vous dire que je l’exclus complètement », a dit Carlos Leitão en soulignant notamment les efforts visant l’optimisation de la performance de la société. Le Syndicat des employés de magasin et de bureau (SEMB-CSN) avait réagi en disant espérer que Québec cessera de « laisser planer le doute sur l’avenir de la SAQ ».

     

    Pérennité

     

    Alain Brunet occupe le poste de président depuis le 1er janvier 2014. Entré à la SAQ au début des années 80 comme caissier, il a été tour à tour directeur de succursale, directeur de secteur, vice-président aux ventes et vice-président et chef de l’exploitation. Comme grand patron, il a succédé à Philippe Duval.

     

    « On a un plan d’affaires. On est une société d’État avec un conseil d’administration. Le conseil est souverain, il approuve nos plans d’affaires, et nous, on livre nos plans d’affaires », a ajouté M. Brunet. « Ce n’est pas Québec qui me “drive”, c’est le client et c’est le commerce. Je suis un commerçant. […] J’essaie de faire la meilleure lecture. On n’est pas parfaits. On prend des décisions, courageuses souvent, et c’est pour la pérennité de l’organisation. »

     

    Optimisation

     

    Dans sa présentation à l’auditoire lundi, M. Brunet a affiché un graphique montrant l’évolution du pourcentage des charges d’exploitation. De 25,2 % en 2005, il devrait passer à 18,3 % en 2017, selon l’objectif de la société. Pendant ce temps, le bénéfice net de la SAQ a atteint 1,07 milliard en 2015-2016, en hausse de 62 % par rapport aux 657 millions de 2005-2006.

     

    La SAQ a annoncé au début de l’année l’abolition de 190 postes dans sa structure administrative, dont une vingtaine étaient vacants. Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-CSN) avait alors dénoncé cette nouvelle vague de licenciements qui s’ajoutait à celle d’environ 90 postes annoncée au début de 2016.


    « Des grosses vagues comme celles qu’on vient de connaître, c’est derrière nous », a dit M. Brunet lundi. Dans l’ensemble, y compris l’effectif oeuvrant dans les quelque 400 succursales, la SAQ compte 7500 employés.

     

    La SAQ est actuellement en négociation avec le Syndicat des employés de magasin et de bureau (SEMB-CSN), qui regroupe 5500 membres, pour renouveler la convention collective de sept ans qui prendra fin le 31 mars 2017. Les pourparlers se déroulent en présence d’une conciliatrice. Lors du vote de 2009, les syndiqués avaient voté en faveur de l’entente de principe à 72 %.













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