Gaspésia: Charest est ouvert à une enquête
10 mars 2004
Actualités économiques
Québec — Le premier ministre Jean Charest s'est montré ouvert, hier, à mener une enquête approfondie sur les raisons derrière les importants dépassements de coûts à l'usine Gaspésia de Chandler, qui ont provoqué sa ruine.
«Il faudra aller au fond des choses et ce sera important de connaître les raisons de cet échec au point de départ et pendant la réalisation du projet», a déclaré M. Charest, en Chambre, à l'occasion de la reprise des travaux parlementaires. Il répondait à une question du chef de l'Action démocratique (ADQ), Mario Dumont, qui a qualifié ce projet «d'investissement barbare».
Le premier ministre donnait ainsi suite à la requête formulée la semaine dernière par M. Dumont, qui a écrit au président de la Commission parlementaire des finances publiques, Alain Paquet, pour lui demander de faire toute la lumière sur les importants dépassements de coûts qui ont mené à l'arrêt du projet de relance de la papeterie, située en Gaspésie.
Au départ, en 2001, le projet de modernisation de l'usine devait coûter 493 millions, mais il atteignait quelque 760 millions, fin février, quand ses promoteurs ont décidé de ne plus ajouter un sou, faute d'espérer atteindre un jour le seuil de rentabilité.
Hier, l'ADQ, qui cherchait à obtenir l'appui du premier ministre, n'avait toujours pas reçu de réponse de la part de M. Paquet.
Au total, environ 300 millions ont été dilapidés dans le projet de modernisation, dont quelque 200 millions de fonds publics. Le projet était principalement financé par la Société générale de financement (SGF), le Fonds de solidarité de la FTQ et la compagnie Tembec. Il faut «savoir ce qui est arrivé avec l'argent des contribuables», a convenu M. Charest.
Mais dans un premier temps, le premier ministre a indiqué que la priorité du gouvernement consistait à «retrouver un repreneur», c'est-à-dire un nouvel investisseur à court terme pour l'usine.
«Il faudra aller au fond des choses et ce sera important de connaître les raisons de cet échec au point de départ et pendant la réalisation du projet», a déclaré M. Charest, en Chambre, à l'occasion de la reprise des travaux parlementaires. Il répondait à une question du chef de l'Action démocratique (ADQ), Mario Dumont, qui a qualifié ce projet «d'investissement barbare».
Le premier ministre donnait ainsi suite à la requête formulée la semaine dernière par M. Dumont, qui a écrit au président de la Commission parlementaire des finances publiques, Alain Paquet, pour lui demander de faire toute la lumière sur les importants dépassements de coûts qui ont mené à l'arrêt du projet de relance de la papeterie, située en Gaspésie.
Au départ, en 2001, le projet de modernisation de l'usine devait coûter 493 millions, mais il atteignait quelque 760 millions, fin février, quand ses promoteurs ont décidé de ne plus ajouter un sou, faute d'espérer atteindre un jour le seuil de rentabilité.
Hier, l'ADQ, qui cherchait à obtenir l'appui du premier ministre, n'avait toujours pas reçu de réponse de la part de M. Paquet.
Au total, environ 300 millions ont été dilapidés dans le projet de modernisation, dont quelque 200 millions de fonds publics. Le projet était principalement financé par la Société générale de financement (SGF), le Fonds de solidarité de la FTQ et la compagnie Tembec. Il faut «savoir ce qui est arrivé avec l'argent des contribuables», a convenu M. Charest.
Mais dans un premier temps, le premier ministre a indiqué que la priorité du gouvernement consistait à «retrouver un repreneur», c'est-à-dire un nouvel investisseur à court terme pour l'usine.
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