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    Libre-échange

    L’ombre du PTP plane sur Santiago

    Une coalition exhorte les ministres réunis au Chili à ne pas se servir du défunt Partenariat transpacifique pour façonner un nouvel accord

    Le retrait des États-Unis après l’élection de Donald Trump a porté un coup fatal au Partenariat transpacifique.
    Photo: Mychele Daniau Agence France-Presse Le retrait des États-Unis après l’élection de Donald Trump a porté un coup fatal au Partenariat transpacifique.

    Caduc depuis le soir des élections américaines, l’accord du Partenariat transpacifique (PTP) ne devrait pas servir de base à un traité unissant les autres signataires et de nouveaux membres, plaide une coalition internationale qui inclut plusieurs organisations canadiennes.

     

    Au moment où le Chili accueille une table ronde de représentants d’une quinzaine de pays de la région Asie-Pacifique, dont le Canada, le Mexique, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud et la Chine, les groupes invitent, dans une lettre ouverte aux ministres du Commerce, à reconnaître l’échec du modèle du PTP et à chercher « d’autres approches ».

     

    La lettre porte plus de 200 signatures, provenant de centrales syndicales, de groupes environnementaux, d’associations communautaires et de regroupements de la société civile. Parmi les représentants canadiens figurent OpenMedia, Unifor, la CSN, l’Union paysanne et le Conseil des Canadiens, lequel a vu le jour dans les années 1980 en réaction à l’accord de libre-échange avec les États-Unis.

     

    « Nous croyons qu’il est inacceptable que les règles du PTP soient utilisées comme modèle pour façonner de futures négociations, qu’elles soient bilatérales, régionales ou multilatérales, y compris à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) », ont écrit les signataires. Selon eux, le PTP aurait diminué la marge de manoeuvre des gouvernements au chapitre de l’accès aux médicaments, des droits de la personne, de la stabilité du système financier et de la lutte contre les changements climatiques.

     

    Le PTP, qui comptait 12 pays, avait fait dire au Centre canadien des politiques alternatives l’an dernier qu’il pouvait « accroître la dépendance du Canada à l’égard des exportations de ressources premières ou semi-transformées ». De son côté, l’institut C. D. Howe avait calculé qu’il augmenterait de 0,08 % le produit intérieur brut canadien d’ici 2035.

     

    Rôle de la Chine

     

    Le retrait des États-Unis après l’élection de Donald Trump lui a porté un coup fatal. Une des questions qui retiennent l’attention, depuis, concerne le futur rôle que pourrait jouer la Chine, qui ne figurait pas dans les membres du traité et qui n’a jamais particulièrement caché son bonheur de voir le PTP disparaître.

     

    Dans la foulée de l’élection d’un Donald Trump farouchement protectionniste à la présidence américaine, le président chinois, Xi Jinping, avait affirmé : « Nous n’allons pas fermer la porte, mais l’ouvrir encore plus largement. » Et il avait ajouté : « Nous allons pleinement nous investir dans la mondialisation en soutenant le commerce multilatéral. »

     

    Le rendez-vous au Chili est perçu comme une façon d’imaginer la suite des choses dans un monde sans PTP. Selon les médias sur place à Santiago, la capitale du pays, la Chine, deuxième économie mondiale derrière les États-Unis, ne s’est pas rendue sur place dans le but de ressusciter l’accord. Selon les dires d’une porte-parole chinoise citée par l’agence de presse Reuters au début de la rencontre, le pays souhaite discuter de « l’intégration de l’Asie-Pacifique » et « échanger des idées générales ». « L’idée n’est pas d’avoir une rencontre sur le PTP », a dit la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

     

    Le Canada y est représenté par le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne. La Maison-Blanche participe également à la réunion.

     

    Plusieurs pays présents participent déjà au projet commercial du Partenariat économique régional global (RCEP). Celui-ci regroupe les membres de l’ASEAN plus la Chine, la Corée du Sud, le Japon, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Inde.

     

    Le rendez-vous doit prendre fin aujourd’hui.













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