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    Québec

    Prochain budget le 28 mars

    La santé, l’éducation et des allégements fiscaux seront au menu

    Philippe Couillard et Carlos Leitão à l’Assemblée nationale mardi
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Philippe Couillard et Carlos Leitão à l’Assemblée nationale mardi

    Le prochain budget québécois, qui sera déposé le 28 mars, mettra l’accent sur les « grandes priorités » du gouvernement, tout en comprenant un allégement du fardeau fiscal des contribuables, a fait savoir mardi le premier ministre Philippe Couillard. Reste à voir s’il répondra aux attentes des groupes qui, à moins de deux ans des prochaines élections, demandent aux libéraux de tenir leurs promesses.

     

    Lors de la mise à jour économique d’octobre dernier, le ministre des Finances, Carlos Leitão, a annoncé un réinvestissement en santé (100 millions pour 2016-2017 et 300 millions pour 2017-2018) et en éducation (35 millions en 2016-2017 et 110 millions en 2017-2018). Il a également décidé d’abolir la taxe santé en 2017, un an plus tôt que prévu.

     

    Avec un surplus budgétaire excédant les 2 milliards de dollars, M. Leitão devrait poursuivre dans la même veine avec le budget 2017-2018 en incluant des allégements fiscaux, dont l’ampleur demeure pour l’instant inconnue. Selon les informations obtenues mardi par Radio-Canada, le prochain budget comprendra entre 100 et 500 millions de dollars de baisses d’impôts.

     

    Le quatrième budget Leitão répondra-t-il aux attentes ? Pour le savoir, voici un aperçu des principales demandes transmises au gouvernement au cours des derniers mois.

     

    Syndicats

     

    En plus de réclamer un réinvestissement dans les services publics, particulièrement en santé et en éducation, les grandes centrales syndicales du Québec (FTQ, CSN et CSQ) font front commun pour demander au gouvernement Couillard de bonifier le Régime de rentes du Québec (RRQ).

     

    En juin dernier, le gouvernement du Québec a refusé d’adhérer à l’accord fédéral bonifiant le Régime de pensions du Canada, disant vouloir protéger les travailleurs à faible revenu. Il a conclu en janvier des consultations devant mener au dépôt de sa propre réforme, qui se fait toujours attendre.

     

    Milieu de la santé

     

    La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) espère un « réinvestissement majeur » en santé, pour « réparer les dégâts causés par les libéraux ». Les réformes du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ont surchargé le réseau, plaide la fédération, laquelle n’a cependant pas chiffré ses demandes.

     

    Patronat

     

    Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) invite le gouvernement à faire preuve de rigueur malgré les surplus qui s’accumulent et à se donner les moyens d’accélérer la croissance de l’économie.

     

    Le CPQ propose notamment de réduire les impôts sur le revenu des entreprises, d’accroître l’aide à l’intégration des technologies de l’information et d’instaurer un programme pour favoriser la commercialisation des innovations.

     

    Agriculteurs

     

    Maintenant que la réforme du programme de remboursement de taxes foncières agricoles est chose du passé, l’Union des producteurs agricoles (UPA) réclame une bonification des programmes de gestion du risque, des investissements supplémentaires en recherche et développement et l’instauration d’un crédit d’impôt remboursable pour compenser les hausses du salaire minimum prévues jusqu’en 2020.

     

    L’UPA veut que les agriculteurs puissent se faire rembourser 40 % de l’écart entre leur masse salariale réelle et celle qu’ils auraient dû payer si le salaire minimum avait suivi la hausse moyenne des quatre dernières années.













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