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    Institut de la Francophonie pour le développement durable

    Les jeunes à l’assaut des changements climatiques

    11 mars 2017 | Claude Lafleur - Collaboration spéciale | Actualités économiques
    De jeunes Africains trouvent le moyen de recycler une foule de matériaux, certains pour fabriquer des ordinateurs, d’autres des toitures plus efficaces que des toits de tôle.
    Photo: Pius Utomi Ekpei Agence France-Presse De jeunes Africains trouvent le moyen de recycler une foule de matériaux, certains pour fabriquer des ordinateurs, d’autres des toitures plus efficaces que des toits de tôle.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Les jeunes — et particulièrement les jeunes entrepreneurs — pourraient bien être la clé de la lutte que nous devons mener contre les changements climatiques.

     

    C’est dans cet esprit que l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) organise une table ronde sur le thème « L’entrepreneuriat des jeunes comme solution aux changements climatiques : La Francophonie en action », qui se tiendra à Montréal le 21 mars à l’occasion du congrès Americana.

     

    « Nous organisons une session d’échanges et de partage d’expériences sur l’entrepreneuriat comme solution aux changements climatiques dans l’espace francophone, explique Arona Soumaré, spécialiste en négociation internationale à l’IFDD. À travers l’espace francophone, nous retrouvons quantité de jeunes entrepreneurs qui s’activent et qui développent des solutions innovantes pour répondre à des enjeux climatiques. »

     

    « Et puisque Americana réunira une panoplie d’acteurs dans le domaine de l’environnement — sur toutes les formes d’innovations environnementales —, poursuit M. Soumaré, nous profitons de ce salon pour rassembler des jeunes qui viennent de différents horizons de l’espace francophone pour leur permettre d’échanger et de renforcer nos capacités francophones à lutter contre les changements climatiques. »

     

    Arona Soumaré se dit souvent renversé par la créativité dont font preuve les jeunes, « qui ont vraiment toute sorte d’idées d’inventions et d’innovations », remarque-t-il. Il cite ainsi l’exemple de jeunes Africains qui trouvent le moyen de recycler une foule de matériaux, certains pour fabriquer des ordinateurs ou d’autres des toitures plus efficaces que des toits de tôle. Il cite aussi l’exemple amusant d’un jeune qui a conçu un sac muni de capteurs solaires. « Vous placez votre cellulaire ou votre tablette dans ce sac, décrit-il, et quand vous vous promenez au soleil ou allez à la plage, les capteurs solaires du sac rechargent votre appareil ! »

     

    D’un peu partout dans la francophonie, on voit donc des jeunes qui pensent innovation, recyclage et économie, observe-t-il. « Et ces jeunes ont une capacité absolument étonnante d’absorber les nouvelles idées, souligne-t-il. Ils imaginent des tas de produits utiles qu’ils rêvent de mettre en marché. Et nous, nous cherchons à les faire avancer. »

     

    L’économie verte

     

    « Je suis responsable d’un programme de négociations internationales sur l’environnement et le développement durable », explique ce spécialiste de l’IFDD.

     

    Or, l’une des grandes préoccupations de l’IFDD en ce moment est la mise en oeuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques dans l’espace francophone. L’Institut travaille en outre à la promotion de l’économie verte, notamment à travers la création d’« emplois verts » pour les jeunes.

     

    Arona Soumaré relate que l’IFDD a été créé en 1988 dans le but premier de s’occuper des questions d’énergie ; on parlait alors de l’Institut de l’énergie des pays ayant en commun l’usage du français.

     

    « Cela correspondait à une période de crise énergétique », rappelle-t-il. L’Institut se voulait alors un outil pour agir dans le secteur de l’énergie. Mais au fur et à mesure que les priorités internationales ont évolué vers les enjeux de développement durable, l’organisme a également évolué, de sorte qu’en 2013, il est devenu l’Institut de la Francophonie du développement durable. « En plus des enjeux de politiques énergétiques, précise M. Soumaré, nous nous préoccupons désormais des questions sur l’économie verte et de développement durable. »

     

    Concrètement, l’IFDD s’assure que les pays francophones soient fin prêts lors des phases de négociation internationale, comme lorsque vient le temps d’appliquer les accords conclus en lien avec le climat et le développement durable.

     

    Par exemple, à l’occasion des négociations qui ont eu lieu à Paris à l’automne 2015, l’IFDD a mis en place des dispositifs d’accompagnement des pays francophones pour ces négociations. « Il s’agissait de nous assurer qu’ils comprenaient très bien les enjeux et que leur voix et leurs positions étaient prises en compte lors de ces négociations », résume Arona Soumaré.

     

    « Et une fois ces conventions signées, comme dans le cas de la Convention de Paris sur le climat, les pays rentrent à la maison avec des devoirs et des engagements à remplir, poursuit-il. Nous les aidons donc à faire face à leurs engagements et obligations en les appuyant sur le plan technique et scientifique. »

     

    Stimuler des partenariats

     

    Plus globalement, l’IFDD cherche constamment à développer et à renforcer les capacités des différentes catégories d’acteurs, rapporte M. Soumaré, non seulement les États et les gouvernements, mais également la société civile, les provinces et territoires, le secteur privé, les jeunes, les femmes, etc. « On leur fournit donc des outils de renforcement de leurs capacités en français », dit-il.

     

    C’est dans cet esprit que l’IFDD organise une table ronde lors du 12e Salon International des technologies environnementales Americana.

     

    Organisée en collaboration avec Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), cette table ronde s’inscrit dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques financé par le Fonds vert du gouvernement du Québec.

     

    « On veut faire se rencontrer des jeunes qui en sont à diverses phases de développement et qui pourraient s’aider à passer du stade de l’idée de projets à projet en tant que tel », précise Arona Soumaré.

     

    On cherche à établir ce qu’il faut pour développer une entreprise sur le plan entrepreneurial, sur le plan marketing, etc. « Cette table ronde nous donnera l’occasion de rencontrer des experts et des entrepreneurs qui sont à différents niveaux, dit-il. Ce que nous nous cherchons à l’IFDD, c’est à faire avancer les projets. »













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