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    Les économistes québécois donnent priorité à l’éducation

    Augmenter les budgets dans les domaines de l’éducation devrait être une utilisation prioritaire de la marge de manœuvre budgétaire, disent les économistes québécois sondés.
    Photo: Francis Vachon Le Devoir Augmenter les budgets dans les domaines de l’éducation devrait être une utilisation prioritaire de la marge de manœuvre budgétaire, disent les économistes québécois sondés.

    Renouvelant leur optimisme pour l’évolution de l’économie québécoise cette année, les économistes estiment que Québec doit utiliser sa marge de manoeuvre budgétaire pour prioritairement réinvestir dans l’éducation. Contre la pauvreté, les mesures touchant le salaire minimum l’emportent sur le revenu minimum garanti.

     

    Réinvestir dans l’éducation et la formation reste le meilleur moyen d’améliorer la productivité de l’économie. Augmenter les budgets dans les domaines de l’éducation, y compris la petite enfance, devrait donc être une utilisation prioritaire de la marge de manoeuvre budgétaire, disent les économistes québécois sondés.

     

    Au chapitre de l’amélioration de la productivité, suivent dans l’ordre des priorités l’accroissement des investissements privés en machinerie et en outillage, l’amélioration des infrastructures et des services de transport et de communication, l’attraction et la croissance d’entreprises dans les secteurs les plus productifs et l’amélioration de l’organisation du travail. « La privatisation de certains services publics est la mesure qui recueille le moins d’appui auprès des répondants », poursuit l’Association des économistes québécois (ASDEQ).

     

    Espace budgétaire

     

    Quant à l’utilisation de l’espace budgétaire vient en deuxième lieu l’amélioration des infrastructures et des services de transport. Puis, loin derrière, la réduction de l’impôt des particuliers, l’augmentation des budgets consacrés à la santé et aux services sociaux, et à la réduction de la dette. « L’aide au secteur manufacturier apparaît l’option la moins prioritaire aux yeux des répondants. »

     

    Ces réponses témoignent d’un optimisme renouvelé pour l’évolution de l’économie du Québec cette année, après une fin d’année 2016 terminée en accéléré. « Les incertitudes liées à l’arrivée d’un nouveau président aux États-Unis n’empêcheront pas l’économie québécoise de poursuivre sur sa lancée encourageante des derniers mois de 2016 », croit-on à l’ASDEQ. Selon les répondants, la situation économique du Québec devrait se maintenir (55,2 %) ou s’améliorer (32 %), soit des pourcentages similaires aux résultats du sondage mené en mars dernier.

     

    Ménages à faible revenu

     

    Dans la lutte contre la pauvreté, les opinions sont plus partagées. Ainsi, 32 % des répondants miseraient sur l’implantation d’un revenu minimum garanti accompagnée de l’élimination de diverses mesures de soutien du revenu. Mais le vecteur salaire minimum l’emporte si l’on additionne le pourcentage de 24,7 % des répondants optant pour une réduction progressive de l’écart entre les salaires minimum et moyen, à celui de 18 % préférant un salaire minimum haussé à 15 $ l’heure sur une période suffisamment longue pour en atténuer les effets négatifs. « Fait à signaler, un peu plus du quart (25,8 %) des économistes sondés jugent les mesures actuelles suffisantes et ne voient pas la nécessité d’en mettre de nouvelles sur pied. »

      

    Salaire minimum

     

    Sur le thème du salaire minimum, Québec a cependant fait son nid le 19 janvier dernier. La ministre du Travail, Dominique Vien, annonçait une augmentation à 11,25 $ l’heure cette année, avec l’intention de le porter à 12,45 $ d’ici 2020. La ministre ajoutait qu’en se fixant ainsi pour la première fois un objectif sur plusieurs années, le gouvernement espère que cette somme sera équivalente à 50 % du salaire horaire moyen.

     

    Dans le sondage de mars 2016 mené auprès des membres de l’ASDEQ, le revenu minimum garanti retenait toute l’attention. On pouvait y lire que « les différents avantages susceptibles de découler de l’instauration d’un revenu minimum garanti recueillent tous un fort assentiment (74 % et plus) chez les économistes québécois, notamment pour ce qui est d’augmenter l’incitation au travail (86 %) et de réduire les coûts administratifs (81 %) ».

     

    Ce sondage interne, mené à la fin de janvier 2017 auprès des membres de l’ASDEQ en collaboration avec Raymond Chabot Grant Thornton, repose sur les réponses de 194 membres. Il a été réalisé par Internet.













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