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    Amazon créera 100 000 emplois aux États-Unis

    13 janvier 2017 | Jeremy Tordjman - Agence France-Presse à Washington | Actualités économiques
    Fondé en 1994, Amazon, qui propose également un service de livraison de contenu en continu dans 200 pays, compte aujourd’hui 180 000 salariés aux États-Unis.
    Photo: Justin Sullivan / Getty Images / Agence France-Presse Fondé en 1994, Amazon, qui propose également un service de livraison de contenu en continu dans 200 pays, compte aujourd’hui 180 000 salariés aux États-Unis.

    Le géant de la distribution en ligne Amazon va créer plus de 100 000 emplois aux États-Unis, au moment même où Donald Trump presse les multinationales de développer leurs activités sur le sol américain.

     

    Avec cette annonce spectaculaire dévoilée jeudi, le groupe de Jeff Bezos vient s’ajouter à la liste des entreprises qui ont annoncé des investissements aux États-Unis depuis la victoire de Donald Trump (Ford, Fiat Chrysler, Carrier…), parfois en renonçant à des projets de délocalisation au Mexique.

     

    L’équipe du président élu n’a pas manqué de se féliciter de cette nouvelle. Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump, a noté que cette annonce intervenait après une rencontre du milliardaire avec plusieurs patrons du secteur technologique mi-décembre à New York. À cette occasion, le magnat de l’immobilier « les avait appelés à garder leurs emplois et leur production aux États-Unis », a souligné M. Spicer. Le géant de la distribution n’a toutefois pas précisé si ces créations d’emplois avaient effectivement été décidées après l’entrevue avec M. Trump.

     

    Dans le nuage

     

    Le géant américain, qui ambitionne de développer les livraisons de produits par drone et qui a fait des premiers pas réussis dans l’intelligence artificielle avec son assistant virtuel Alexia, va en tout cas considérablement étoffer sa force de travail. « Nous voulons ajouter 100 000 “Amazoniens” dans le groupe dans les 18 prochains mois au moment où nous ouvrons de nouveaux centres de stockage et continuons à investir dans des secteurs comme la technologie du + cloud +, l’apprentissage des machines et des logistiques avancées », a commenté M. Bezos, qui a été un farouche opposant au président élu pendant la campagne.

     

    Fondé en 1994, le groupe qui propose également un service de livraison de contenu en continu dans 200 pays compte aujourd’hui 180 000 salariés aux États-Unis et, selon son site Internet, plus de 300 000 dans le monde.

     

    Pendant la campagne pour la Maison-Blanche, le p.-d.g. d’Amazon Jeff Bezos, par ailleurs patron du Washington Post qu’il a racheté en 2013, avait eu des échanges très tendus avec le candidat républicain et magnat de l’immobilier. Amazon a également été plusieurs fois mis en cause, aux États-Unis et en Europe, pour ses pratiques d’optimisation fiscale qui ont fait fondre ses impôts.

     

    Deux jours après la victoire électorale de M. Trump, le patron d’Amazon avait toutefois spectaculairement changé de ton en adressant ses félicitations au président élu. L’apparent rapprochement s’était poursuivi à la mi-décembre quand M. Bezos avait participé à la table ronde organisée entre le président élu et les patrons de la Silicon Valley qui avaient, dans une écrasante majorité, soutenu sa rivale démocrate Hillary Clinton.













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