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    Télécommunications

    Un «premier pas» pour améliorer l’accès Internet en région

    Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) doit publier mercredi une décision devant déterminer si l’accès à Internet haute vitesse représente, ou non, un service essentiel.
    Photo: Getty Images Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) doit publier mercredi une décision devant déterminer si l’accès à Internet haute vitesse représente, ou non, un service essentiel.

    Le nouveau programme Québec branché lancé lundi par le gouvernement Couillard constitue un « pas dans la bonne direction » pour améliorer l’accès à Internet en région, mais l’enveloppe de 100 millions ne pourra assurément pas combler tous les besoins, prévient la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

     

    La ministre de l’Économie, Dominique Anglade, a concrétisé lundi une mesure annoncée dans le discours sur le budget de mars dernier en lançant un appel de projets devant permettre aux citoyens, aux entreprises et organismes situés en milieu rural d’avoir accès à un service Internet « de qualité », « à un coût comparable au service équivalent offert en milieu urbain ». Selon le gouvernement, près de 340 000 foyers québécois n’ont pas accès à Internet ou disposent d’une connexion « médiocre ».

     

    À partir du 16 janvier et jusqu’au 13 mars prochain, les municipalités, les villes, les municipalités régionales de comté (MRC), les entreprises et différents organismes pourront déposer un projet d’implantation ou d’amélioration des infrastructures d’accès à Internet.

     

    Le programme québécois, doté de 100 millions de dollars, est arrimé au programme Brancher pour innover du gouvernement fédéral. Ce dernier a été lancé le 15 décembre et prévoit des investissements pouvant atteindre 500 millions sur cinq ans, soit 100 millions par année. Les parties intéressées pourront soumettre une demande pour les deux programmes ou un seul des deux.

     

    Plus d’argent réclamé

     

    Selon le président de la FQM, Richard Lehoux, le lancement de l’appel de projets est une bonne nouvelle qui ne réglera pas tout. « On souhaite que ce programme-là ait une autre phase pour qu’on soit en mesure de desservir l’ensemble du territoire québécois le plus rapidement possible. C’est sûr que ce n’est pas seulement avec les 100 millions du fédéral et les 100 millions du provincial qu’on va combler tous les besoins », affirme-t-il, tout en réclamant que Québec s’attaque aussi au problème de l’accès à la téléphonie mobile.

     

    Les entités concernées peuvent prendre connaissance depuis lundi des critères d’amissibilité du programme et des conditions à remplir pour soumettre une demande et elles n’ont que trois mois pour déposer leur projet. Leur dossier doit notamment préciser quel fournisseur pourrait effectuer les travaux proposés.

    340 000
    Nombre de foyers québécois qui n’ont pas accès à Internet ou qui disposent d’une connexion « médiocre », selon le gouvernement du Québec
     

    « C’est sûr que c’est un peu serré comme délai, mais il y avait déjà des municipalités et des MRC qui étaient en réflexion, donc on présume qu’il y en a qui seront prêts à déposer des projets rapidement », souligne M. Lehoux.

     

    La ministre Anglade reconnaît que le premier appel de projets ne pourrait être qu’un début. « S’il y a lieu d’aller de l’avant avec un deuxième appel de projets, on le fera », indique son attachée de presse, Cynthia St-Hilaire.

     

    En ce qui concerne l’échéancier, Mme St-Hilaire soutient que le gouvernement a voulu agir « avec célérité ».

      

    Besoin criant

     

    Le maire d’Asbestos et préfet de la MRC des Sources, en Estrie, Hugues Grimard, est l’un de ceux qui attendaient depuis longtemps l’annonce de Québec : 12 % du territoire de la MRC n’est couvert ni par un réseau Internet, ni par un réseau de téléphonie mobile.

     

    Au cours des dernières années, cette réalité a compliqué la vie des citoyens et des entreprises locales, raconte-t-il. « On a investi de nos sous, localement, pour régler certaines problématiques. Là, ça va nous permettre d’être proactifs, plutôt de réagir selon les problèmes qui se présentent. »

     

    La question de l’accès à Internet haute vitesse devrait par ailleurs retenir l’attention cette semaine, alors que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) doit publier mercredi une décision devant déterminer s’il s’agit, ou non, d’un service essentiel.













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