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Pour une deuxième année consécutive - Inégalités provinciales en matière de croissance

25 février 2004  Actualités économiques
La croissance économique sera très inégale en 2004 d'une province à l'autre, et ce, pour une deuxième année consécutive, selon les économistes de la Banque Royale.

Dans une étude rendue publique hier, la division des Services économiques du groupe RBC explique ces écarts entre provinces par des «particularités sectorielles» qui auront des «implications régionales», particulièrement dans la transformation. Ainsi, la croissance économique en 2004 devrait varier de 4,1 % en Alberta à 2,6 % en Nouvelle-Écosse. Le Québec devrait enregistrer une performance de 2,9 %, identique à celle du Nouveau-Brunswick, alors que l'Ontario s'en tirerait à meilleur compte avec une croissance de 3,1 % de son PIB.

Le retour à une croissance plus équilibrée d'une région à l'autre du pays ne se fera qu'à compter de l'an prochain, selon les économistes de RBC. «Le secteur manufacturier est aux prises avec de multiples difficultés que la forte appréciation du dollar canadien ne fait qu'amplifier, écrivent les auteurs de l'étude. Le Québec, l'Ontario et le Nouveau-Brunswick sont les plus exposés.»

Ralentissement de la demande

Le Québec souffrira en outre d'un ralentissement de la demande pour les produits forestiers, les métaux de première fusion et les produits métalliques. Les perspectives sont toutefois positives pour les secteurs des finances, de l'assurance et de l'immobilier, soutenus par une forte croissance des prêts hypothécaires et la robustesse des marchés du logement.

En fait, les économistes de RBC prévoient un ralentissement du marché immobilier résidentiel dans toutes les provinces à l'exception du Québec et de la Colombie-Britannique.

En Ontario, les ventes d'automobiles devraient plafonner et les prix de l'énergie demeurent élevés, «ce qui fait augmenter les coûts de production des usines tributaires de l'énergie. L'embellie viendra de la reprise des investissements des entreprises et de la croissance vigoureuse de l'économie américaine, qui devrait soutenir la demande d'exportations», ajoutent les auteurs.

L'Alberta domine les autres provinces canadiennes malgré la récurrence de la maladie de la vache folle aux États-Unis, en provenance de l'Alberta, qui «freine l'économie de cette province». L'Alberta doit toutefois s'inquiéter de la baisse de la production de gaz naturel et de la diminution de ses nouvelles réserves qui feront reculer la production de combustibles minéraux après 2004.
 
 
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