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    Power Corporation en remet dans la «fintech»

    Le fonds Portag3 Ventures pourra compter sur l’appui de trois filiales du conglomérat

    L’annonce survient alors que la technologie financière retient de plus en plus l’attention des grandes institutions en raison de son grand potentiel perturbateur sur les activités traditionnelles.
    Photo: Miguel Medina Agence France-Presse L’annonce survient alors que la technologie financière retient de plus en plus l’attention des grandes institutions en raison de son grand potentiel perturbateur sur les activités traditionnelles.

    Power Corporation avance encore plus loin dans son appui aux jeunes pousses de technologie financière, trois de ses filiales ayant été désignées pour soutenir un nouveau fonds d’investissement qui se présente comme un « partenaire à long terme » des entrepreneurs.

     

    Les activités du fonds Portag3 Ventures seront dirigées par Adam Felesky, ex-président de Horizon ETF, une société spécialisée dans les fonds négociés en Bourse, alors que Paul Desmarais III, vice-président de Power, sera président exécutif du conseil.

     

    L’annonce survient alors que la technologie financière, ou fintech selon l’expression consacrée dans le secteur financier, retient de plus en plus l’attention des grandes institutions en raison de son grand potentiel perturbateur sur les activités traditionnelles : paiement mobile, épargne automatisée, gestion de trésorerie sophistiquée pour les banques, objets connectés donnant lieu à des rabais sur les primes d’assurance, intégration de la chaîne de blocs, etc.

     

    « Nous poursuivrons la tradition des sociétés de la famille Power qui consiste à bâtir des entreprises durables », a affirmé M. Desmarais, petit-fils du fondateur de l’entreprise, dans le communiqué de l’annonce. « Nous croyons sincèrement que l’entrepreneuriat fait partie du tissu social du Canada, et nous voulons offrir aux entrepreneurs les outils qui les aideront à réussir au pays et la confiance nécessaire pour se développer à l’échelle mondiale. »

     

    Les trois filiales de Power qui seront appelées à appuyer financièrement les jeunes pousses sont la Financière Power, la société IGM et Great-West Lifeco.

     

    Portefeuille actif

     

    L’investissement le plus connu de Power jusqu’ici est celui que le conglomérat a fait dans Wealthsimple, une firme de conseil robot basée à Toronto. Power a misé 17 millions dans l’entreprise en 2015 et 13 millions cette année, ce qui lui donne un contrôle de 60,4 % dans la jeune société. Les firmes de conseil robot sont des sociétés de placement qui investissent l’argent de leurs clients dans des fonds négociés en Bourse, souvent liés à des indices boursiers, ce qui occasionne des frais de gestion inférieurs à ceux des fonds gérés de manière active.

     

    Portag3 a indiqué que son portefeuille de placements regroupe aussi des investissements dans Koho (automatisation de l’épargne et des dépenses), Borrowell (prêts personnels), Clearbanc (services financiers pour travailleurs autonomes) et League (plateforme qui fait le pont entre des employeurs, leurs employés et des fournisseurs de divers soins de santé).

     

    M. Felesky a dit que la mission du fonds est d’aller chercher « la prochaine génération d’entrepreneurs » de la fintech et de leur fournir le savoir et l’expertise dont ils pourraient avoir besoin. Invité à dire s’il y aurait un seuil minimum d’investissement, un représentant du fonds a répondu que les occasions seront étudiées au cas par cas.

     

    Selon l’avocate Christine Duhaime, fondatrice du Digital Finance Institute et militante pour le développement de la technologie financière, a dit qu’il est « formidable » de voir la création de fonds comme Portag3, mais que le gouvernement fédéral devrait lui aussi s’impliquer comme l’ont fait les gouvernements de plusieurs pays, dont Singapour, la France, l’Inde et la Grande-Bretagne.

     

    « Il faut du leadership et l’allocation de fonds publics pour des incubateurs où les jeunes pousses peuvent fleurir », a dit Mme Duhaime.

     

    Lors du récent Forum Fintech Canada, organisé par Finance Montréal, les participants ont beaucoup entendu parler du potentiel de la chaîne de blocs et de son utilité pour le monde financier. Cette technologie, sorte de grand registre de transactions accessible à tous les participants en tout temps, fait d’ailleurs l’objet de tests explorations auxquels participent 67 institutions financières dans le cadre du consortium R3.













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