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    Quel avenir pour les obligations vertes?

    Le gouvernement Trudeau pourrait prendre des mesures concrètes, selon des experts

    À l’échelle mondiale, les obligations vertes dans l’ensemble sont estimées à 694 milliards, alors que les obligations certifiées, plus strictement liées à des projets et répondant à certains critères, se situeraient à 118 milliards.
    Photo: Stephen Meese / Getty Images À l’échelle mondiale, les obligations vertes dans l’ensemble sont estimées à 694 milliards, alors que les obligations certifiées, plus strictement liées à des projets et répondant à certains critères, se situeraient à 118 milliards.

    La prochaine année marquera peut-être un tournant dans le développement des obligations vertes au Canada, mais les niveaux de gouvernement auraient intérêt à faire preuve d’un plus grand leadership, selon un groupe de recherche environnemental.

     

    L’ensemble des obligations vertes au Canada, liées à des objectifs de lutte contre les changements climatiques, est maintenant de 32,9 milliards, ce qui en fait le cinquième au monde, a estimé lundi le groupe Prospérité durable, basé à Ottawa, dans une mise à jour faite avec le groupe londonien Climate Bonds.

     

    Le développement des obligations vertes était un des engagements pris par Justin Trudeau lors de la campagne électorale de 2015. Un mois et demi avant le scrutin, le chef libéral avait évoqué la création d’une « Banque de l’infrastructure », laquelle devait offrir du « financement à faible taux pour les projets de construction de nouvelles infrastructures » et émettre « des obligations vertes pour appuyer des projets d’énergie renouvelable ».

     

    De plus, la lettre de mandat livrée par M. Trudeau au ministre de l’Infrastructure et des Collectivités mentionne explicitement des préparatifs en vue du « lancement des obligations vertes du Canada ».

     

    Les obligations vertes auraient pu prendre davantage d’expansion, ont estimé les deux groupes dans leur rapport annuel sur l’état des lieux. Si l’on ventile les 32,9 milliards, 30 milliards sont en fait des obligations compatibles avec la lutte contre les changements climatiques, alors que seulement 2,9 milliards sont des obligations vertes certifiées.

     

    Le rapport de l’institut Smart Prosperity et de Climate Bonds affirme qu’un des obstacles passés au développement des obligations vertes a été « un leadership fédéral et provincial généralement faible, et aucune activité municipale ». « Nous anticipons les gestes des gouvernements », ajoute le rapport.

     

    « Entre autres, le gouvernement fédéral pourrait émettre des obligations vertes de manière régulière », a dit en entrevue Michelle Brownlee, directrice des politiques de Prospérité durable. La France vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle lancera ses propres obligations dès 2017, a-t-elle indiqué.

     

    Le marché canadien a jusqu’ici évolué en dents de scie et il est difficile de prévoir son comportement pour la prochaine année, a ajouté M. Brownlee.

     

    Énergie et transport

     

    À ce jour, parmi les obligations émises au Canada, figurent celles l’organisme fédéral EDC, le gouvernement de l’Ontario et la Banque TD. Si l’on prend l’ensemble des obligations, certifiées ou pas, le secteur de l’énergie (61 % du total) est dominé par les obligations d’Hydro-Québec. Le secteur transport arrive deuxième, à 29 %, notamment grâce aux projets d’infrastructures en Ontario.

     

    À l’échelle mondiale, les obligations vertes dans l’ensemble sont estimées à 694 milliards, alors que les obligations certifiées, plus strictement liées à des projets et répondant à certains critères, se situeraient à 118 milliards.

     

    Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a affirmé il y a deux semaines que les obligations vertes ne représentent actuellement que 1 % des actifs détenus par les grandes institutions mais qu’un tel instrument financier pourrait faciliter le lancement de projets visant à réduire les émissions mondiales de GES. « Le développement de cette nouvelle catégorie d’actifs est une occasion de promouvoir un avenir sobre en carbone tout en stimulant l’investissement international et la croissance », a dit l’ex-gouverneur de la Banque du Canada et président du Conseil de stabilité financière.













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