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    Économie sociale

    Tout ce qu’il faut pour innover sous un même toit

    «L’idée de ce centre, c’est de passer d’une idée qui a un impact social à sa concrétisation le plus rapidement possible», dit Jean-Martin Aussant

    En début d’après-midi, le maire Coderre et différents intervenants du milieu québécois de l’économie sociale dévoileront les détails concernant la Maison de l’innovation sociale, qui devrait voir le jour sous peu.
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir En début d’après-midi, le maire Coderre et différents intervenants du milieu québécois de l’économie sociale dévoileront les détails concernant la Maison de l’innovation sociale, qui devrait voir le jour sous peu.

    Les acteurs du monde de l’économie sociale et ceux qui veulent s’y joindre n’auront bientôt qu’une porte à laquelle cogner pour trouver des solutions à leurs problèmes : celle de la Maison de l’innovation sociale, qui devrait voir le jour à Montréal d’ici la fin de 2017.

     

    Les nombreux partenaires à l’origine de ce projet ont profité mercredi de l’ouverture du 3e Forum mondial de l’économie sociale, qui se déroule à Montréal jusqu’à vendredi, pour dévoiler leurs intentions.

     

    La Maison de l’innovation sociale s’installera au centre-ville de Montréal, dans un endroit qui reste à déterminer. Chaque région du Québec aura également son antenne locale.

     

    « L’idée de ce centre est de passer d’une idée qui a un impact social à sa concrétisation le plus rapidement possible », explique le directeur général du Chantier de l’économie sociale, Jean-Martin Aussant.

     

    La Maison de l’innovation sociale comportera trois axes qui, selon ses idéateurs, la différencieront des ressources existantes. Un premier axe d’« expertise et de référencement » permettra d’offrir des services aux entrepreneurs qui se présenteront avec une idée ou un problème à régler, qu’il soit de nature légale, financière ou autre. Un deuxième axe de « génération d’innovation sociale » réunira des experts de différents domaines pour faire germer des idées et mettre sur pied des projets. Un troisième axe de « formation et de recherche » prévoit finalement des travaux de recherche et le transfert de connaissances au sein de l’écosystème de l’économie sociale.

     

    HEC Montréal et Concordia, deux universités partenaires du projet, vont également diversifier leur offre de cours. « On va créer des programmes universitaires pour enseigner des choses qui ne s’enseignent pas en ce moment, explique M. Aussant. J’ai étudié neuf ans à l’université en économie et je n’ai jamais entendu parler d’innovation sociale, de coopératives ou d’OBNL. […] Il faut diversifier les sources d’information. »

     

    La nouvelle Maison ne sera pas un nouvel incubateur, comme il en existe déjà plusieurs à Montréal, assure-t-il. « On ne veut pas devenir un concurrent à ce qui existe déjà, on veut combler ce qui manque. On veut que les gens nous voient comme un partenaire. »

     

    Avec les antennes régionales qui s’ajouteront au quartier général montréalais, le maire de Montréal, Denis Coderre, croit que le projet correspond à une « nouvelle tendance » dans le monde municipal. « Montréal assume son rôle de métropole, de locomotive, et ne le fait pas au détriment des autres régions. Nous travaillons ensemble : quand les régions vont bien, Montréal va bien, et quand Montréal va bien, les régions vont bien », souligne-t-il.

     

    À terme, le Chantier de l’économie sociale et d’autres partenaires devraient déménager dans la nouvelle Maison. Les détails concernant son emplacement exact et l’identité de ses occupants seront dévoilés lorsque toutes les ficelles auront été attachées.

     

    Plus qu’une mode

     

    En avant-midi, M. Coderre a ouvert le Forum mondial de l’économie sociale en soulignant le caractère incontournable de l’économie sociale dans le développement des villes de la planète. « La tenue de ce forum mondial envoie un message clair. […] On ne définit plus le monde en termes de continents ou de pays, mais bien en termes de villes », a-t-il souligné.

     

    « On se rend compte que l’avenir passe par l’économie circulaire et l’entrepreneuriat collectif, a-t-il ajouté en point de presse à la suite de son allocution. Il ne faut pas que [l’économie sociale] soit une mode ou l’apanage de quelques individus. »

     

    Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a quant à lui profité de la plénière d’ouverture pour rappeler que le Canada dans son ensemble figure parmi les dix pays les mieux classés au monde selon l’indice de développement humain, mais chute radicalement lorsqu’on isole la réalité des Premières Nations. « Il y a une anomalie évidente ici, c’est ce qu’il nous faut changer. » Et l’économie sociale, a-t-il précisé, fait partie de la solution pour combler le fossé actuel.

     

    À son tour sur scène, le ministre fédéral du Développement social, Jean-Yves Duclos, a annoncé la création d’un groupe directeur « pour relancer l’économie sociale à l’échelle nationale ». Ce groupe de travail, dont les modalités seront précisées dans quelques semaines, aura pour but de définir les orientations de la prochaine Stratégie canadienne sur l’innovation sociale et la finance sociale.













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