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    Technologies propres

    Deux cents entreprises espèrent un meilleur soutien d’Ottawa

    Quatre grappes et deux cents entreprises s’unissent pour exhorter Ottawa à profiter de l’élan pour donner des ailes au secteur

    Environ deux cents entreprises d’un peu partout au Canada et quatre grandes grappes de technologies propres font front commun pour la première fois afin d’inciter le gouvernement fédéral à renforcer ses appuis au secteur dans sa stratégie de lutte contre les changements climatiques.

     

    Dans une lettre transmise au premier ministre Justin Trudeau, les signataires saluent les orientations du budget Morneau, mais affirment que le Canada a perdu du terrain face aux autres pays et que la conférence climatique de Paris a créé un contexte favorable à la mise en oeuvre d’un véritable coup de barre.

     

    « Nous avons des liens avec plusieurs grappes à l’international, dans treize pays », a dit en entrevue Denis Leclerc, le président d’Écotech Québec, la grappe locale de technologies propres. « J’étais mal à l’aise d’avoir d’excellentes relations avec d’autres pays, mais pas avec d’autres provinces. Au cours des discussions, il y a eu une volonté de travailler ensemble compte tenu du vent nouveau à Ottawa. »

     

    Le front commun comprend aussi le BC Cleantech CEO Alliance, MaRS Cleantech (en Ontario) et l’Alberta Clean Technology Industry Alliance (ACTIA). Parmi les deux cents entreprises, environ cinquante sont situées au Québec.

     

    Dans son budget présenté au mois de mars, le ministre des Finances, Bill Morneau, a réservé un bloc aux technologies propres avec la promesse d’un milliard sur quatre ans dans divers secteurs (énergie, pêches, foresterie, mines). De façon plus précise, il veut mettre de côté 130 millions sur cinq ans pour stimuler la recherche et développement. Il propose aussi un appui financier pour deux nouvelles chaires spécialisées dans ce créneau.

     

    Suggestions

     

    Le regroupement lui recommande d’aller plus loin et mentionne que la part de marché canadienne dans le monde est passée de la 14e à la 19e place depuis 2008. Entre autres, il suggère au gouvernement Trudeau l’idée d’un programme de garantie de prêts d’un milliard pour aider les projets qui en sont à leurs débuts à dénicher du financement. Il évoque aussi une somme de 500 millions pour stimuler la création d’un « centre névralgique » en matière de capital de risque.

     

    « Au Canada, le secteur du capital de risque est incroyablement limité par rapport à d’autres pays, ce qui force nos entreprises à chercher à l’étranger les capitaux nécessaires », affirment les signataires de la lettre. « Un programme de cette ampleur en matière de capital de risque pourrait soutenir 15 à 20 fonds de capital-risque (existants ou à venir) et mobiliser jusqu’à 3 milliards de dollars de capitaux. »

     

    Il suggère aussi d’investir beaucoup plus dans Technologies du développement durable du Canada (TDDC) et d’offrir au secteur des technologies propres les mêmes avantages fiscaux que ceux accordés par exemple aux domaines minier et pétrolier. Les grappes doivent rencontrer des hauts fonctionnaires la semaine prochaine à Ottawa.

     

    Lors d’une réunion à Vancouver au mois de mars, Ottawa et les provinces ont convenu de la nécessité d’une stratégie pancanadienne contre les changements climatiques, bien que plusieurs questions demeurent sans réponse. Parmi celles-ci figure le fonctionnement précis d’une éventuelle tarification du carbone, un système déjà bien implanté au Québec, en Colombie-Britannique et bientôt en Ontario.

     

    Le gouvernement libéral n’a pas encore chiffré son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sous Stephen Harper, les conservateurs avaient fixé un objectif de 30 % d’ici 2030 par rapport à 2005.













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