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    L’industrie minière connaît une autre année difficile au Québec

    En dépit du recul des investissements, l’AMQ fait valoir l’importance de ses membres dans l’économie québécoise

    Photo: IOC

    L’Association minière du Québec (AMQ) a fait le bilan lundi d’une année 2015 plutôt difficile. L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) avait projeté, le mois dernier, un recul de quelque 10 % des investissements miniers cette année, après un plongeon de 35 % en 2014.

     

    « Une fois de plus en 2015, nous avons constaté que les investissements miniers, tout comme les dépenses d’exploration, étaient à la baisse. Le ralentissement dans l’industrie minière au Québec est bien réel », a résumé Josée Méthot, présidente-directrice générale de l’AMQ, dans un communiqué-bilan.

     

    L’investissement minier au Québec a reculé en 2014 pour une deuxième année consécutive. Le plongeon a été de 35 % et, cette année, selon les projections de l’ISQ publiées en novembre, une chute supplémentaire de plus de 8 % apparaissait dans les cartes.

     

    Dans son bilan, l’AMQ parle toutefois d’une année dynamique. « Outre la baisse de la demande et des prix des métaux, de nombreux dossiers ont retenu l’attention dans le secteur minier en 2015, notamment l’adoption de la Loi sur les mesures de transparence dans les industries minière, pétrolière et gazière », a poursuivi Mme Méthot. De plus, le lancement du Plan Nord, même s’il est moins ambitieux que ses versions précédentes, « a confirmé la volonté du gouvernement de voir se développer des projets miniers au Québec ».

     

    L’Association retient également que « bien qu’en 2015 le Québec soit passé de la 18e à la 6e position comme meilleure juridiction minière au monde où investir, il reste du chemin à parcourir pour retrouver la première place qu’il a occupée entre 2007 et 2010 ». Et dit s’inquiéter de la décision du gouvernement québécois « d’adopter une cible très ambitieuse de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 37,5 % sous les niveaux de 1990 […] Le gouvernement devra mettre l’épaule à la roue en soutenant davantage les sociétés minières dans leurs efforts, notamment ceux liés à la conversion des installations du diesel vers le gaz naturel ou les énergies renouvelables », peut-on lire.

     

    Dans sa présentation, l’AMQ fait ressortir que l’industrie au Québec abrite 45 000 emplois directs et indirects, verse 1,7 milliard de dollars en salaires dans le seul secteur de la production, 1 milliard de dollars versés en moyenne par année aux différents ordres de gouvernement, dont 710 millions au Québec. Et qu’elle compte pour de 1 % du PIB québécois.

     

    Le mois dernier, l’ISQ indiquait que les investissements miniers ont reculé pour une deuxième année consécutive au Québec en 2014, et parlait d’une tendance demeurant encore baissière pour quelques années. Au moins jusqu’en 2017, ajoutait l’AMQ. Ils se sont repliés de 35 % pour s’établir à 3 milliards, sous le poids du recul continu du prix des métaux. Ainsi, l’arrivée à maturité de plusieurs projets a fait plonger de 36,6 % les dépenses d’aménagement de complexes miniers, alors que le recul dans l’exploration et la mise en valeur a été de 16,4 %.

     

    Le rapport de l’ISQ faisait ressortir une projection d’investissements de l’ordre de 2,7 milliards, en baisse de 10 %.













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