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    Sondage

    Les économistes québécois se rangent derrière Trudeau

    La majorité des économistes québécois sondés par leur association appuie les visées économiques du gouvernement Trudeau, qui mise sur des déficits pour stimuler l’économie et veut réduire les impôts de la classe moyenne tout en augmentant ceux des plus riches.

     

    Un sondage réalisé à la fin du mois de novembre par l’Association des économistes québécois (ASDEQ), en collaboration avec la firme Raymond Chabot Grant Thornton, tâte le pouls des membres à propos de plusieurs sujets d’actualité, y compris les engagements du nouveau gouvernement libéral. Au total, 194 des quelque 700 membres de l’association ont répondu aux questions.

     

    Sur le plan budgétaire, la grande majorité des répondants (78 %) croit qu’il est justifié d’engager un déficit budgétaire, « alors que l’économie nationale n’est pas vraiment en récession, mais qu’elle fonctionne en deçà de son potentiel ».

     

    La plupart des économistes sondés (67 %) sont également d’avis qu’une taxation réduite pour la classe moyenne et accrue pour les Canadiens gagnant plus de 200 000 $ par an constitue « une mesure opportune pour stimuler les dépenses de consommation ».

     

    Rappelons qu’une nouvelle étude de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke dévoilée cette semaine concluait que les baisses d’impôt de 1,5 point de pourcentage profiteraient surtout aux ménages dont le revenu varie entre 100 000 $ et 216 000 $ par an.

     

    Pour ce qui est de la lutte contre les changements climatiques, les économistes sont plus divisés : 42 % des répondants ne croient pas qu’il est possible d’atteindre les cibles canadiennes de réduction des émissions de gaz à effet de serre sans un marché national du carbone, alors que 34 % jugent qu’il est opportun de miser sur une approche régionale. Un répondant sur quatre n’a pas pris position.

     

    Cela dit, les économistes sont clairement favorables à une taxation des produits pétroliers, à la mise sur pied d’une bourse du carbone et à l’usage d’incitatifs, comme des crédits d’impôt ou des subventions pour le transport en commun.

     

    CSeries : soutien justifié

     

    Les membres de l’ASDEQ ont également été invités à se prononcer sur l’aide financière de 1 milliard de dollars américains que Québec a récemment accordée à Bombardier pour compléter le développement du programme CSeries. Même si 59 % des répondants estiment que cet investissement était justifié en raison de l’importance du projet pour l’économie du Québec, moins d’un répondant sur deux pense que la CSeries sera rentable à long terme.

     

    Au sujet du Partenariat transpacifique, 63 % des personnes sondées croient que brèches ouvertes dans le système de gestion de l’offre qui s’applique dans les secteurs du lait, des oeufs et de la volaille sont bénéfiques. Selon Jean-Michel Cousineau, professeur d’économie à l’Université de Montréal et membre du Comité des politiques publiques de l’ASDEQ, cette position s’explique par le fait que plusieurs économistes québécois associent la gestion de l’offre à une augmentation des prix pour le consommateur.

     

    Le sondage indique cependant que 72 % des économistes interrogés appuient l’idée d’offrir des compensations financières aux agriculteurs touchés.

     

    Finalement, les économistes sont relativement optimistes en ce qui a trait à la situation économique du Québec. La majorité (62 %) croit qu’elle va se maintenir au cours des six prochains mois, alors que 23 % des répondants anticipent une amélioration. Seulement 12 % envisagent plutôt une détérioration.













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