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    Internet et sans-fil

    Les Canadiens paient toujours plus cher

    Un rapport du CRTC décortique les dépenses des ménages du pays en services de communication

    Photo: Michaël Monnier Le Devoir

    Les Canadiens continuent de payer de plus en plus cher pour avoir accès à Internet et à un service de téléphonie sans fil, pendant que les revenus de l’industrie poursuivent leur croissance.

     

    Le plus récent Rapport de surveillance des communications du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dévoilé mardi indique que les dépenses des ménages en services Internet et sans fil ont une fois de plus augmenté au Canada en 2014.

     

    En moyenne, les ménages canadiens ont dépensé 38,91 $ par mois l’an dernier pour se connecter à Internet, ce qui représente une croissance de 10 % par rapport à 2013. De la même façon, ils ont payé une facture mensuelle moyenne de 79,08 $ pour leurs services sans fil, en hausse de 14,1 %.

     

    Ces deux catégories de dépenses sont celles qui ont le plus augmenté en 2014. Au total, les ménages canadiens ont dépensé près de 203 $ par mois pour la téléphonie (avec et sans fil), l’accès à Internet et la télévision, une augmentation de 6,2 % en un an.

     

    « Le montant moyen de dépenses tient compte de tous les ménages, y compris ceux qui ne souscrivent pas à un ou à plusieurs services. Par conséquent, les dépenses pour les ménages qui achètent des services peuvent être sous-estimées », prévient toutefois le CRTC.

     

    Revenus en hausse

     

    Le total des dépenses en services de communication représente environ 3 % du revenu annuel moyen des ménages au pays, mais ce taux n’est pas le même pour tous. Ces dépenses pèsent plus lourd dans le budget des Canadiens les moins fortunés (8,3 %) que dans celui des plus aisés (1,7 %), et ce, même si les ménages à faible revenu dépensent généralement moins pour ce type de services que les ménages à revenu élevé.

     

    Si les dépenses des Canadiens ont encore augmenté en 2014, il en va de même pour les revenus de l’industrie. Les données du CRTC indiquent que les revenus des fournisseurs de services Internet ont atteint 8,9 milliards en 2014 (+8,8 % par rapport à 2013), alors que ceux des entreprises du sans-fil se sont chiffrés à 22 milliards (+3,8 %).

     

    Sans surprise, le secteur de la téléphonie filaire est celui qui a connu la plus forte baisse : ses 10,1 milliards de revenus en 2014 constituent une baisse de 4,7 % par rapport à 2013.

     

    Les conclusions du rapport 2014 du CRTC semblent renforcer un constat qui s’impose depuis plusieurs années : les Canadiens paient de plus en plus cher pour des services de téléphonie sans fil offerts par un groupe restreint d’entreprises.

     

    Le Bureau de la concurrence du Canada avait décrit cette réalité sans détour en octobre 2014, dans le cadre d’une consultation organisée par le CRTC. « Puisque le degré de contrainte de concurrence exercée par les nouveaux venus est extrêmement faible, les prix de détail fixés par les entreprises titulaires sont artificiellement élevés et, par conséquent, la quantité de services sans fil consommés par les particuliers et les entreprises est inférieure à ce qu’on verrait dans un contexte de libre concurrence », avait fait valoir le commissaire de la concurrence, John Pecman.

     

    Voilà pourquoi le gouvernement canadien souhaite l’arrivée d’un quatrième joueur pancanadien sur le marché du sans-fil.

     

    Le « Rapport de surveillance des communications 2014 » révèle par ailleurs que le pouvoir d’attraction des téléphones intelligents et des tablettes demeure. L’an dernier, 67 % des Canadiens possédaient un téléphone intelligent (contre 62 % en 2013) et un Canadien sur deux possédait une tablette, comparativement à un taux de 39 % en 2013.













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