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    Climat

    Le Québec a besoin d’un plan crédible

    Les gens d’affaires veulent connaître les moyens choisis pour rendre l’économie plus verte

    Photo: Clément Sabourin Agence France-Presse

    Tout en se disant d’accord avec la lutte contre les changements climatiques et le développement d’une économie plus propre, le monde des affaires incite Québec à la prudence dans sa manière de procéder pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 37,5 % d’ici 2030.

     

    Parmi les éléments soulevés par des groupes mercredi, en commission parlementaire, ont figuré la nécessité de détailler les mesures pour atteindre cet objectif et l’idée d’appuyer des « entreprises émergentes » avec les sommes récoltées par les enchères du marché du carbone.

     

    La publication de cet objectif a eu lieu au milieu du mois de septembre, à deux mois d’une importante conférence climatique à Paris, et les élus de l’Assemblée nationale tiennent depuis la fin du mois dernier des rencontres avec divers acteurs de la société afin de récolter des avis.

     

    Selon les plus récentes données, le Québec a diminué ses émissions de 8 % entre 1990 et 2012, surtout grâce au secteur industriel, qui a réduit les siennes de 21 %. Celles du transport ont explosé de 26 %. Québec souhaite que la baisse générale soit portée à 20 % d’ici 2020.

     

    « Après avoir examiné le document de consultation, la Fédération comprend mal comment le gouvernement pourra se présenter à la conférence de Paris sans un plan crédible de réduction des émissions de GES pour atteindre la cible », a fait valoir la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) dans son mémoire déposé à la Commission des transports et de l’environnement.

     

    « Il serait dangereux d’établir un objectif sans avoir préalablement déterminé les moyens concrets pour l’atteindre, de même que les sommes qui devront être investies pour y parvenir (par secteur d’activité économique) ainsi que les incidences probables de ces actions », a ajouté la FCCQ, qui regroupe 140 chambres de commerce.

     

    Conditions gagnantes

     

    En commission, le vice-président de la FCCQ, Stéphane Forget, a dit qu’« une fois que la roue aura bien démarré, les cibles, on va être capable de les atteindre », mais que la préoccupation de la FCCQ vient des « conditions gagnantes » qu’il faudrait réunir.

     

    Parmi ces conditions soumises par la Fédération se trouvent celles-ci : la participation de partenaires supplémentaires dans le marché du carbone, la réallocation de « sommes vers les programmes qui produisent le plus de réductions de GES au meilleur coût possible », une « meilleure desserte de gaz naturel » et l’étude de l’efficacité des programmes par des entités indépendantes.

     

    Les Manufacturiers et Exportateurs du Québec, pour leur part, ont estimé que Québec doit prévoir des mesures spécifiques pour accompagner les entreprises dans leur transition énergétique, qu’il s’agisse de grands groupes ou de PME.

     

    Selon les MEQ, le gouvernement doit également améliorer sa transparence dans la gestion du Fonds vert, un sujet soulevé dans le passé par le commissaire du développement durable. Les MEQ veulent s’assurer que les sommes provenant de la vente de droits d’émissions (marché du carbone), qui financent le Fonds vert, « sont bel et bien réinvesties dans le Fonds vert ». Une partie de cet argent pourrait même être redistribué à des entreprises « émergentes », a estimé le regroupement.

     

    Cela dit, le Québec doit faire tout son possible pour se maintenir à l’avant-scène de la lutte contre les changements climatiques, ont insisté les MEQ, qui voient dans l’élection du Parti libéral de Justin Trudeau un développement positif à l’échelle canadienne.

     

    D’autres acteurs ont également déposé leur mémoire mercredi, dont la grappe Écotech, l’Association de l’aluminium du Canada, le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec et l’Association canadienne du ciment.













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