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    Gestion de l’offre

    Les agriculteurs rencontrent le ministre

    23 juillet 2015 |Pierre Saint-Arnaud - La Presse canadienne | Actualités économiques
    Plusieurs pays, au premier chef les États-Unis, font pression sur le Canada pour qu’il abandonne le système de gestion de l’offre et ouvre son marché agricole.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Plusieurs pays, au premier chef les États-Unis, font pression sur le Canada pour qu’il abandonne le système de gestion de l’offre et ouvre son marché agricole.

    De nombreux producteurs de lait, d’oeufs et de volailles se rendront au bureau du ministre d’État à l’Agriculture, Maxime Bernier, à Sainte-Marie de Beauce, vendredi, pour réclamer la protection du système canadien de gestion de l’offre en marge des négociations de libre échange du Partenariat transpacifique.

     

    Plusieurs pays, au premier chef les États-Unis, font pression sur le Canada pour qu’il abandonne le système de gestion de l’offre et ouvre son marché à ces trois secteurs de production agricole.

     

    Le gouvernement de Stephen Harper s’est toutefois engagé à maintes reprises à protéger la gestion de l’offre. « On le croit, on veut le croire », a déclaré mercredi en entrevue à La Presse canadienne le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, précisant que la manifestation au bureau de circonscription du ministre Bernier n’en était pas une d’opposition, bien au contraire. « Nous, on s’en va appuyer M. Bernier, dans la phase qui va être critique la semaine prochaine à Hawaï pour maintenir la gestion de l’offre. On sait qu’il y a de la pression et on est là pour dire : tiens ton bout ! »

     

    Coïncidence, le jour même de l’annonce de la manifestation, l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Bruce A. Heyman, pressait le Canada, dans une entrevue au journal Les Affaires, d’agir rapidement à l’approche de la nouvelle ronde de négociations qui s’ouvrira vendredi à Hawaï. « Les Américains n’ont pas de leçons à donner : leur marché laitier est ouvert à 3 %tandis que celui du Canada est ouvert à 10 % », a rétorqué M. Letendre.

     

    Position vulnérable

     

    Celui-ci reconnaît toutefois que le Canada se retrouve, comme dans toutes les négociations de libre-échange, dans une position vulnérable dans ce dossier. « Le talon d’Achille de la gestion de l’offre, c’est qu’il s’agit d’un système de protection réglementaire », note-t-il, alors que les autres pays, eux, subventionnent l’agriculture. « Nous, notre produit est vendu à la valeur qu’il coûte à produire », explique le producteur qui déplore la position de faiblesse dans laquelle se place Ottawa. « Ce que je reproche au gouvernement canadien, c’est d’avoir accepté de mettre la gestion de l’offre sur la table, mais les autres n’ont pas mis leurs subventions sur la table », même si l’objectif des deux stratégies est le même.

     

    Le résultat, cependant, est fort différent, fait valoir M. Letendre. « Le lait coûte 70 $ l’hectolitre à produire sans subvention. En le baissant à 35 $, 40 $ avec des subventions, on les voit jeter du lait aux États-Unis et en Europe, où il y a aussi des subventions », dit-il. « Le système que ces pays nous demandent de démanteler marche beaucoup mieux que celui qu’ils ont chez eux », conclut M. Letendre.













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