Pour limiter les risques sur la croissance américaine et mondiale - Le FMI appelle Washington à l'équilibre budgétaire
Washington — Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé les États-Unis à élaborer un projet clair de retour à l'équilibre de leur budget, en soulignant l'impact limité des récents allégements fiscaux et les risques créés par le déséquilibre des finances publiques pour la croissance, aux États-Unis comme dans le reste du monde.
L'administration américaine devra recourir aux hausses d'impôts comme à la baisse des dépenses pour rééquilibrer le budget, estiment les économistes du Fonds dans une étude publiée mercredi dans le cadre de l'examen annuel de la situation économique américaine.
«Le déficit sera réduit par l'expansion cyclique désormais engagée, qui permettra d'absorber les réserves de capacité de l'économie. Mais même dans l'hypothèse d'une limitation stricte des dépenses et d'un net rebond des rentrées fiscales, le fonctionnement de l'économie à plein régime laissera encore subsister un déficit d'environ 2 % du PIB», a expliqué aux journalistes Charles Collyns, directeur adjoint du FMI pour l'hémisphère occidental.
L'étude explique que le retour à l'équilibre budgétaire est indispensable pour prévenir une hausse des taux d'intérêt qui créerait des risques importants à la fois pour les États-Unis et pour le reste du monde.
Pression sur les taux d'intérêt et le dollar
«Les prévisions budgétaires laissant présager des déficits du budget fédéral importants au cours de la prochaine décennie, l'accent mis récemment sur la baisse de la fiscalité, la hausse des dépenses militaires et de sécurité et le soutien à la reprise économique pourrait conduire à augmenter la pression sur les taux d'intérêt, à restreindre fortement l'investissement privé et à diminuer à long terme la croissance de la productivité américaine», ajoute l'étude.
Celle-ci met en évidence les risques posés par le creusement du déficit des comptes courants américains, en expliquant que cette tendance pourrait détourner les investisseurs des actifs américains et affaiblir encore le dollar.
Pour Collyns, la baisse récente du billet vert s'est faite «assez régulièrement» mais a compliqué la gestion des politiques économiques dans la zone euro et au Japon.
Alors qu'il avait dégagé durant l'exercice 2000 un excédent représentant 2,5 % du produit intérieur brut (PIB), le budget américain s'est soldé en 2003 par un déficit tout juste inférieur à 4 % du PIB.
L'étude du FMI souligne que le retour à l'équilibre des finances publiques permettrait aux États-Unis d'aborder plus aisément la période délicate du départ en retraite de la génération du baby-boom dans quelques années.
Elle estime parallèlement que l'efficacité économique à long terme des quelque 1700 milliards $US d'allégements fiscaux consentis par l'administration Bush reste encore à prouver.
Elle préconise enfin la réintroduction des mesures prévoyant un plafonnement des dépenses budgétaires dans un certain nombre de domaines et qui imposeraient, en cas d'allégement de la fiscalité, une baisse des dépenses d'un montant équivalent.
L'administration américaine devra recourir aux hausses d'impôts comme à la baisse des dépenses pour rééquilibrer le budget, estiment les économistes du Fonds dans une étude publiée mercredi dans le cadre de l'examen annuel de la situation économique américaine.
«Le déficit sera réduit par l'expansion cyclique désormais engagée, qui permettra d'absorber les réserves de capacité de l'économie. Mais même dans l'hypothèse d'une limitation stricte des dépenses et d'un net rebond des rentrées fiscales, le fonctionnement de l'économie à plein régime laissera encore subsister un déficit d'environ 2 % du PIB», a expliqué aux journalistes Charles Collyns, directeur adjoint du FMI pour l'hémisphère occidental.
L'étude explique que le retour à l'équilibre budgétaire est indispensable pour prévenir une hausse des taux d'intérêt qui créerait des risques importants à la fois pour les États-Unis et pour le reste du monde.
Pression sur les taux d'intérêt et le dollar
«Les prévisions budgétaires laissant présager des déficits du budget fédéral importants au cours de la prochaine décennie, l'accent mis récemment sur la baisse de la fiscalité, la hausse des dépenses militaires et de sécurité et le soutien à la reprise économique pourrait conduire à augmenter la pression sur les taux d'intérêt, à restreindre fortement l'investissement privé et à diminuer à long terme la croissance de la productivité américaine», ajoute l'étude.
Celle-ci met en évidence les risques posés par le creusement du déficit des comptes courants américains, en expliquant que cette tendance pourrait détourner les investisseurs des actifs américains et affaiblir encore le dollar.
Pour Collyns, la baisse récente du billet vert s'est faite «assez régulièrement» mais a compliqué la gestion des politiques économiques dans la zone euro et au Japon.
Alors qu'il avait dégagé durant l'exercice 2000 un excédent représentant 2,5 % du produit intérieur brut (PIB), le budget américain s'est soldé en 2003 par un déficit tout juste inférieur à 4 % du PIB.
L'étude du FMI souligne que le retour à l'équilibre des finances publiques permettrait aux États-Unis d'aborder plus aisément la période délicate du départ en retraite de la génération du baby-boom dans quelques années.
Elle estime parallèlement que l'efficacité économique à long terme des quelque 1700 milliards $US d'allégements fiscaux consentis par l'administration Bush reste encore à prouver.
Elle préconise enfin la réintroduction des mesures prévoyant un plafonnement des dépenses budgétaires dans un certain nombre de domaines et qui imposeraient, en cas d'allégement de la fiscalité, une baisse des dépenses d'un montant équivalent.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

