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    Les économistes déplorent l’existence de la finance opaque

    Photo: iStock

    Le secteur financier est toujours plus opaque et potentiellement en rupture avec l’économie réelle. Les économistes québécois sont ainsi unanimes à souhaiter que l’Autorité des marchés financiers (AMF) puisse disposer des ressources nécessaires pour bien faire son travail d’encadrement et de réglementation.

     

    La dernière mouture du sondage de l’Association des économistes québécois (ASDEQ) renferme « une unanimité rare dans la profession ». Ainsi, 100 % des répondants se disent d’avis que l’AMF « doit disposer de ressources suffisantes pour bien s’acquitter de ses responsabilités ». Les 539 membres de l’Association étaient invités à répondre au thème de leur prochain progrès : «L’économie et la finance : y a-t-il rupture ?» D’entre eux, 176 ont participé à ce sondage réalisé par Internet. On parle d’une précision de plus ou moins 6,1 %, 19 fois sur 20. Tout en reconnaissant l’utilité et la qualité des services rendus, les répondants ont, dans une proportion de 82 %, insisté sur le pouvoir d’attrait de la solidité et de la crédibilité des institutions financières auprès des investisseurs.

     

    Mais une majorité « déplore que le monde de la finance ait tendance à créer des produits financiers opaques, à privilégier les rendements à court terme, à faciliter l’évasion fiscale et à prendre des risques excessifs ». Aussi, 56 % croient que l’évolution des marchés financiers, induisant nouveaux acteurs et nouvelles pratiques d’investissement, « rend plus vulnérables certaines entreprises québécoises aux prises de contrôle étranger ».

     

    Réduction des niveaux de services

     

    Interrogés également sur les objectifs budgétaires du gouvernement québécois, 88 % estiment que le surplus de 1,6 milliard ciblé dans le budget 2015-2016 sera difficile à atteindre « compte tenu de l’ampleur des réformes à effectuer et des ententes à conclure avec les employés du secteur public ». Et 68 % d’entre eux croient qu’il en résultera une réduction du niveau de services offerts à la population et un retrait de certains champs d’activité.

     

    Les économistes étaient également interrogés sur les propositions de la Commission d’examen sur la fiscalité, présidée par Luc Godbout. Près des deux tiers donnent leur appui à une augmentation des taxes et des tarifs en contrepartie d’une réduction de l’impôt sur le revenu des particuliers et à l’élimination des crédits d’impôt remboursables pour les grandes entreprises. Cependant, 57 % des répondants estiment « que l’augmentation de la TVQ à 11 % risque de favoriser le marché noir pour certains produits et services et 52 % d’entre eux croient qu’il serait hasardeux d’imposer davantage les gains en capital ».

     

    Enfin, 85 % disent s’attendre à ce que la conjoncture économique au Québec se maintienne ou s’améliore au cours des six prochains mois.













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