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    Le Québec crée des emplois... à temps partiel

    Ce deuxième mois positif est dû à l’augmentation du travail à temps partiel.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Ce deuxième mois positif est dû à l’augmentation du travail à temps partiel.

    Pendant que le Parti libéral se concentrait vendredi sur l’ensemble des emplois créés depuis son élection, l’opposition braquait plutôt les projecteurs sur le recul de l’emploi à temps plein.

     

    Le taux de chômage au Québec est demeuré stable à 7,4 % en février, mais l’économie a enregistré un gain net de 17 000 emplois, a indiqué Statistique Canada dans ses données mensuelles.

     

    La totalité des emplois créés étaient à temps partiel, a cependant précisé l’agence fédérale. Le même phénomène s’est produit au mois de janvier.

     

    Sur un an, toutefois, l’emploi total a progressé de 44 000 postes, soit une hausse de 1,1 % qui s’avère deux fois plus rapide qu’en Ontario (+0,6 %).

     

    La création d’emplois ne passe jamais inaperçue dans les cercles politiques et l’annonce de vendredi n’a pas fait exception, chacun présentant les données sous un jour différent pour en tirer le maximum de profit.

     

    « Depuis le début de notre mandat, il y a moins d’un an, nous avons créé près de 52 000 emplois », s’est vanté le ministre des Finances, Carlos Leitão, qui prépare actuellement son deuxième budget dont la publication aura lieu le 26 mars. Ce chiffre, qui tombe à point nommé, provient d’une soustraction entre les données de février 2015 et celles d’avril 2014.

     

    L’équipe libérale s’était engagée lors de la campagne électorale du printemps 2014 à créer 250 000 emplois sur cinq ans, mais cette promesse s’est heurtée à la réalité du terrain en raison de la piètre performance du marché du travail à la fin de l’année.

     

    Le Parti québécois et la CAQ ont plutôt tourné leur attention sur le découplage entre le temps plein et le temps partiel. Les deux partis ont relevé que, depuis les données de mars 2014, le nombre de postes à temps plein a diminué de 12 800. En parallèle, l’emploi à temps partiel a ajouté près de 40 000 postes.

     

    La plupart des économistes prévoient cette année une croissance économique d’environ 2 % ou plus alors que le Québec se remet d’un faible gain d’environ 1,5 % en 2014. Le Conference Board a estimé à la fin du mois de février que l’économie québécoise croîtrait de 2,4 % en 2015, contre 1,9 % pour le Canada.

     

    Le Mouvement Desjardins a retenu que, dans l’ensemble, les données sont « encourageantes » compte tenu de la morosité de la fin 2014. « Toutefois, on aurait espéré que le secteur manufacturier de ces deux provinces profite plus rapidement de l’essor de l’économie américaine et de la faiblesse du dollar canadien, d’autant plus qu’elles accaparent 70 % de l’activité de ce secteur au pays. »

     

    Les Manufacturiers et exportateurs du Québec ont signalé que l’emploi dans leur secteur n’a crû que de 2400 postes au cours du mois de février. « La tendance baissière constatée au cours des derniers mois est peut-être en train de se renverser. Peut-être », a commenté le groupe dans son analyse.

     

    Toujours sur un an, le Mouvement Desjardins a fait remarquer que, tant dans le public que dans le privé, l’emploi progresse au même rythme, soit 1,2 %.

     

    Ailleurs au Canada

     

    À l’échelle canadienne, l’emploi a peu varié, mais le taux de chômage est passé de 6,6 % à 6,8 %.

     

    En Ontario, l’emploi total a augmenté de 39 000 sur un an, soit 0,6 %, mais a peu varié le mois dernier. Le taux de chômage est demeuré à 6,9 %.

     

    En Alberta, cependant, la chute des cours du pétrole qui défraie la chronique depuis l’été 2014 met du sable dans l’engrenage : la province a perdu 14 000 emplois en février et son taux de chômage est passé de 4,5 % à 5,3 %.

     

    « L’effet de la baisse des prix de l’énergie est manifeste dans l’ouest du Canada, où toutes les provinces ont enregistré des pertes d’emplois pendant le mois, l’Alberta étant la plus durement touchée (graphique du milieu), a écrit la Banque Nationale. Heureusement, l’Ontario et le Québec compensent largement. »













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