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    Le Québec à Davos

    Couillard réduit les attentes

    Il n’y aura pas d’annonces importantes, prévient le premier ministre

    21 janvier 2015 | Julien Arsenault - La Presse canadienne à Bruxelles | Actualités économiques
    Station touristique de luxe pour gens fortunés, Davos coûtera encore plus cher à ceux qui la fréquenteront au cours des prochains jours à l’occasion du Forum économique qui porte son nom, à cause de la flambée du franc suisse : l’agence Bloomberg a calculé qu’une bouteille de Dom Pérignon se détaillera 475 $ à l’hôtel Seehof, l’un des meilleurs quatre-étoiles de la ville.
    Photo: Fabrice Coffrini Agence France-Presse Station touristique de luxe pour gens fortunés, Davos coûtera encore plus cher à ceux qui la fréquenteront au cours des prochains jours à l’occasion du Forum économique qui porte son nom, à cause de la flambée du franc suisse : l’agence Bloomberg a calculé qu’une bouteille de Dom Pérignon se détaillera 475 $ à l’hôtel Seehof, l’un des meilleurs quatre-étoiles de la ville.

    Le contexte du Forum économique de Davos a changé, estime le premier ministre Philippe Couillard, qui laisse entendre qu’il ne faut pas s’attendre à de grandes annonces de la part de son gouvernement lors de cet événement mondial qui se déroule en Suisse du 21 au 24 janvier.

     

    Il devrait ainsi répéter la stratégie mise en avant lors de son récent passage au Royaume-Uni ainsi qu’en Belgique, soit effectuer du démarchage afin d’ouvrir des portes auprès de différents acteurs économiques. « Ce que je comprends, c’est que ce n’est plus une question de faire des annonces, mais l’occasion de faire des rencontres qui donnent lieu à des projets », a expliqué M. Couillard, qui en est à sa première participation au Forum économique mondial.

     

    En plus de participer à différents forums — comme celui sur la lutte contre les changements climatiques — le premier ministre entend continuer à faire la promotion de l’accord de libre-échange conclu entre le Canada et l’Union européenne, le Plan Nord ainsi que la Stratégie maritime. « Ça va être dans le même esprit [qu’au Royaume-Uni et en Belgique] et tant mieux si quelque chose se concrétise, a expliqué M. Couillard à Bruxelles. On ne poussera pas les portes trop fort, parce qu’après, elles pourraient moins bien tenir. »

     

    Des rencontres bilatérales avec des chefs de gouvernement, des ministres ainsi que des dirigeants d’entreprises sont également au menu, a souligné le premier ministre.

     

    L’an dernier, alors qu’elle était première ministre, Pauline Marois avait entre autres annoncé l’arrivée de la multinationale espagnole FerroAtlàntica au Québec, l’expansion du producteur de jeux vidéo Ubisoft à Québec, l’ouverture d’un bureau du fonds de capital de risque technologique White Star Capital et l’implantation à Montréal d’un studio de production d’effets visuels par la firme anglaise Cinesite. Le gouvernement du Québec avait alors déployé l’habituel chapelet de crédits, congés fiscaux et autres subventions pour obtenir les faveurs des investisseurs. Dans le cas de FerroAtlàntica, il a aussi offert de l’électricité au rabais.

     

    À Bruxelles, M. Couillard a justifié sa stratégie de démarchage en rappelant que les discussions afin d’attirer FerroAtlàntica avaient justement été initiées à Davos par le premier ministre de l’époque, Jean Charest. « Ce sont des rencontres qui se sont déroulées il y a un certain temps et ont ensuite donné, une ou deux années plus tard, des résultats », a-t-il nuancé.

     

    Par ailleurs, contexte budgétaire oblige, seul le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust — qui a également été à la tête d’Investissement Québec dans le passé — accompagne M. Couillard à Davos. Aucun ministre n’accompagnait M. Couillard au Royaume-Uni et en Belgique lors de ce segment de la mission politique et économique. « Soit on concentre les activités ou l’on fait plus de journées, a affirmé le premier ministre à propos de l’horaire chargé. Dans ce cas, il y a des conséquences sur les finances publiques. C’est coûteux ces missions. C’est bon pour le Québec, mais c’est coûteux. »

     

    Les grandes entreprises québécoises devraient également être bien représentées en Suisse. En dépit des 1000 licenciements annoncés récemment par Bombardier, son président et chef de la direction, Pierre Beaudoin, y sera, tout comme la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique Leroux. Le grand patron de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, doit également participer à l’événement.

     

    Le gouvernement fédéral ne sera pas en reste, même si le premier ministre Stephen Harper ne devrait pas être présent à Davos. Le ministre des Finances, Joe Oliver, ainsi que son collègue des Affaires étrangères, John Baird, devraient être sur place.













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