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Parmalat évite la faillite

Milan - La multinationale italienne du secteur alimentaire Parmalat a évité la faillite de justesse en remboursant hier un emprunt obligataire de 150 millions d'euros (environ 242,14 millions $CAN) venu à échéance le 8 décembre.

Ce paiement effectué en fin de journée donnera à l'entreprise qui vend au Canada les marques de produits laitiers Lactancia, Astro, Beatrice et Black Diamond suffisamment de temps pour démêler ses affaires et identifier les causes de ses problèmes financiers.

Parmalat dont le chiffre d'affaires annuel est d'environ 11,3 milliards doit présenter son plan de restructuration en janvier. La société possède six usines et emploie plus de 900 personnes au Québec.

Les difficultés qu'a éprouvées Parmalat à respecter ses engagements financiers a suscité l'inquiétude des investisseurs qui commencent à mettre en doute les affirmations de la direction sur le fonds de roulement. Jusqu'à tout récemment, la société disait disposer d'environ 6,78 milliards en argent liquide.

Beaucoup d'observateurs se demandent comment une entreprise comptant 36 000 employés dans 29 pays a pu avoir de la difficulté à trouver les fonds nécessaires pour rembourser une dette de 150 millions d'euros. Les déclarations des dirigeants n'ont pas satisfait les investisseurs.

La firme de notation Standard & Poor's a abaissé la cote de la compagnie deux fois cette semaine. Au début de la semaine, des analystes ont laissé entendre que la compagnie Saputo serait en bonne posture pour acquérir des actifs de sa rivale.

Parmalat est contrôlée par la famille Tanzi. Son fondateur et président Calisto Tanzi, est perçu comme un solitaire, méfiant envers les gestionnaires étrangers à son clan. Il a néanmoins fait exception à la tradition en embauchant cette semaine un nouveau chef de la direction financière, Enrico Bondi, connu pour sa participation au redressement de la société d'énergie Montedision, il y a une dizaine d'années.
 
 
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