Cerberus crée des remous
Les créanciers d'Air Canada réclament l'examen de l'offre par un conseiller indépendant
6 décembre 2003
Actualités économiques
Toronto - Un comité de créanciers d'Air Canada a demandé à un tribunal, hier, de faire en sorte que le transporteur embauche un conseiller financier indépendant, pour étudier tous les aspects de l'offre de rachat de Cerberus Capital.
Ce spécialiste aiderait Air Canada, qui a invoqué la loi de la faillite le 1er avril, à décider si l'offre de Cerberus, de New York, attendue d'ici le vendredi 12, est supérieure à celle de 650 millions d'un concurrent, l'entrepreneur Victor Li et sa société Trinity Time Investments.
«Le choix entre l'offre de Cerberus et celle de Trinity est fondamental pour la suite de la restructuration d'Air Canada», plaide le comité dans son dossier déposé en Cour supérieure de l'Ontario. Ce comité réunit notamment des institutions financières qui détiennent, directement ou indirectement, pour 540 millions de titres de dette d'Air Canada.
Recevabilité de l'offre
Toutefois le tribunal doit d'abord décider s'il va étudier la question de la recevabilité même de l'offre de Cerberus. Dès lundi, la Cour supérieure va, en principe, entendre une requête de Trinity Time Investments visant à faire approuver son offre.
Selon le dossier de Cerberus, si le choix de l'une des deux offres «doit être fait en privé par le conseil d'administration de l'insolvable [Air Canada], il n'est que normal et équitable que la cour impose certaines conditions raisonnables pour défendre les intérêts des créanciers».
Déjà, l'accord de principe entre le transporteur et Victor Li, de Hong Kong, permet à Air Canada d'étudier l'offre de Cerberus, pourvu que le tribunal autorise une telle étape du processus.
À ce moment, si les administrateurs d'Air Canada concluent que celle de Cerberus est une meilleure offre, ils demanderont au tribunal la marche à suivre pour la confirmer. Le transporteur devrait aussi payer un dédit de 19,5 millions de dollars à M. Li.
D'après un avocat du comité de créanciers, la solution idéale pour ses clients serait de tenir une sorte d'enchère entre Cerberus et Trinity, sous la supervision de la cour.
Ce spécialiste aiderait Air Canada, qui a invoqué la loi de la faillite le 1er avril, à décider si l'offre de Cerberus, de New York, attendue d'ici le vendredi 12, est supérieure à celle de 650 millions d'un concurrent, l'entrepreneur Victor Li et sa société Trinity Time Investments.
«Le choix entre l'offre de Cerberus et celle de Trinity est fondamental pour la suite de la restructuration d'Air Canada», plaide le comité dans son dossier déposé en Cour supérieure de l'Ontario. Ce comité réunit notamment des institutions financières qui détiennent, directement ou indirectement, pour 540 millions de titres de dette d'Air Canada.
Recevabilité de l'offre
Toutefois le tribunal doit d'abord décider s'il va étudier la question de la recevabilité même de l'offre de Cerberus. Dès lundi, la Cour supérieure va, en principe, entendre une requête de Trinity Time Investments visant à faire approuver son offre.
Selon le dossier de Cerberus, si le choix de l'une des deux offres «doit être fait en privé par le conseil d'administration de l'insolvable [Air Canada], il n'est que normal et équitable que la cour impose certaines conditions raisonnables pour défendre les intérêts des créanciers».
Déjà, l'accord de principe entre le transporteur et Victor Li, de Hong Kong, permet à Air Canada d'étudier l'offre de Cerberus, pourvu que le tribunal autorise une telle étape du processus.
À ce moment, si les administrateurs d'Air Canada concluent que celle de Cerberus est une meilleure offre, ils demanderont au tribunal la marche à suivre pour la confirmer. Le transporteur devrait aussi payer un dédit de 19,5 millions de dollars à M. Li.
D'après un avocat du comité de créanciers, la solution idéale pour ses clients serait de tenir une sorte d'enchère entre Cerberus et Trinity, sous la supervision de la cour.
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