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    Oui à une réduction des inégalités de revenus, non à l’alourdissement du fardeau fiscal

    Sept Québécois sur dix invitent Québec à s’attaquer au fossé entre les riches et les pauvres

    21 octobre 2014 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Actualités économiques
    Sept Québécois sur 10 invitent le premier ministre Philippe Couillard à prioritairement réduire les inégalités de revenus au sein de la population.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Sept Québécois sur 10 invitent le premier ministre Philippe Couillard à prioritairement réduire les inégalités de revenus au sein de la population.

    Les Québécois appellent le gouvernement libéral à réduire le fossé des inégalités de revenus au Québec, mais sans alourdir leur fardeau fiscal, selon un sondage Léger-Institut du Nouveau Monde (INM) dévoilé lundi.

     

    « La réduction des inégalités de revenus au Québec devrait être une priorité pour le gouvernement du Québec » sont d’avis pas moins de 70 % des quelque 1000 répondants du coup de sonde (31 % « tout à fait d’accord » et 39 % « plutôt d’accord »). En revanche, moins du quart des participants à la consultation Web (22 %) estiment que l’équipe libérale a bien d’autres chats à fouetter avant d’ériger la réduction des inégalités de revenus au rang de priorités.

     

    Si 7 Québécois sur 10 invitent le premier ministre Philippe Couillard à prioritairement réduire les inégalités de revenus au sein de la population québécoise, ils sont toutefois aussi nombreux à refuser d’emblée de « payer plus d’impôts ou de taxes » afin d’y arriver. En effet, 67 % des personnes interrogées par Léger se disent « tout à en fait en désaccord » (44 %) ou « plutôt en désaccord » (29 %) avec l’affirmation suivante : « Je suis prêt à payer plus d’impôts ou de taxes dans le but de réduire les inégalités de revenus au Québec ». En contrepartie, 6 % se disent « tout à fait d’accord » et 16 % « plutôt d’accord » avec l’idée de payer plus d’impôts ou de taxes pour contribuer à combler le fossé des inégalités de revenus au Québec.

     

    Rappel à l’ordre

     

    Les résultats du sondage commandé par l’INM à l’approche du « Rendez-vous national sur les inégalités » — vendredi et samedi à Montréal — montrent l’« attachement » de la population à l’égard de la « forme de social-démocratie » dont s’est dotée la société québécoise, soutient la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David. Elle croise les doigts afin que les résultats résonnent comme un rappel à l’ordre au gouvernement libéral, qui affiche une farouche détermination à atteindre l’équilibre budgétaire au terme de l’exercice financier 2015-2016. « Alors, si j’étais M. Couillard, je réfléchirais très sérieusement parce que ce que je sens et ce que je vois sur le terrain, c’est que les gens ne vont pas se contenter de répondre à des sondages [afin de marquer leur attachement à la social-démocratie], il y en a qui sont en train de regarder leur batterie de cuisine », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, lundi après-midi.

     

    Les électeurs québécois ont porté au pouvoir le 7 avril dernier le Parti libéral du Québec, y voyant un « bon gestionnaire des finances publiques », selon elle. « Mais attendez, on ne vous a pas élus pour couper partout, pour placer des gens devant des choix impossibles, pour enlever des livres dans les écoles puis l’aide aux devoirs et pour couper chez les plus pauvres… », a poursuivi la députée de Gouin.

     

    Les Québécois invitent le gouvernement libéral à « imposer davantage » les plus nantis de la société québécoise et à renforcer la progressivité du système fiscal (40 %), et ce, tout en garantissant l’accès à une éducation et des soins de santé de qualité, indique aussi le sondage Léger.

     

    En marge de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, « ce que les gens nous disent, c’est “réduire les inégalités, ça passe, bien sûr, par l’imposition des plus riches, la progressivité de l’impôt, mais ça passe par un accès égal, équitable de tout le monde au système d’éducation et au système de santé”. Il me semble que ça devrait nous interpeller et nous faire réfléchir », a fait valoir Mme David avant de filer à la salle du Conseil législatif afin de participer à l’étude de la « contre-réforme » du réseau de la santé proposée par le ministre Gaétan Barrette (projet de loi 10).

     

    Le sondage a été réalisé en ligne la semaine dernière auprès de 1014 répondants dans toutes les régions du Québec. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 % dans 19 cas sur 20.













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