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91,9 millions en 2003 - La Laurentienne double son bénéfice grâce à la vente de succursales

4 décembre 2003  Actualités économiques
La vente de ses 57 succursales à l'extérieur du Québec a aidé la Banque Laurentienne à doubler son bénéfice net pour l'exercice terminé le 31 octobre. Ce dernier s'est élevé à 91,9 millions, ou 3,32 $ par action, comparativement à 44,3 millions, ou 1,26 $ par action, en 2002.

Les revenus de la plus petite banque québécoise pour l'exercice ont atteint 629,9 millions, alors qu'ils étaient de 600,4 millions l'année dernière.

Si l'on ne tient pas compte des éléments spéciaux, le bénéfice net pour l'exercice s'établit à 56,2 millions, ou 1,80 $ par action, par rapport à 86,7 millions, ou 3,09 $ par action, en 2002. Selon la direction de l'institution financière, cette baisse est en grande partie attribuable à la concurrence féroce qui a réduit les marges bénéficiaires.

«L'exercice financier 2003 aura été, pour la Banque Laurentienne, une période de transition. Nos résultats ont souffert de la faiblesse de l'économie et d'une concurrence particulièrement vive, surtout dans le marché hypothécaire», a souligné dans un communiqué le président Raymond McManus.

Au quatrième trimestre, la Laurentienne a réalisé un bénéfice net de 50,7 millions, ou 2,01 $ l'action, contre 15,9 millions, ou 52 ¢ l'action ordinaire, pour la même période en 2002. En excluant le gain de 69,9 millions lié à la vente des succursales et les frais de restructuration engagés au cours du trimestre, le bénéfice s'élèverait à 6,6 millions, ou 13 ¢ par action.

Pour sa part, la filiale B2B Trust a déclaré un bénéfice net de 14,6 millions, ou 59 ¢ par action, pour l'exercice. Cela se compare à un profit de 20,7 millions, ou 83 ¢ par action, l'an dernier. Ses revenus totaux se sont chiffrés à 65,2 millions, alors qu'ils étaient de 71,8 millions en 2002.

Le marché québécois

Déçue de ces résultats, la direction de la Laurentienne a entrepris de se recentrer sur le marché québécois. Le président a d'ailleurs divulgué hier les grandes lignes de son plan stratégique pour les trois prochaines années. L'objectif est d'accroître ses revenus d'environ 6 % par an d'ici 2006 pour compenser la perte de ses 57 succursales de l'Ontario et de l'Ouest canadien.

«Au cours des dernières années, nous avons réduit nos investissements dans notre réseau de détail afin de nous concentrer sur d'autres projets. Nous revenons maintenant à des principes de base et à un positionnement plus ciblé, a dit M. McManus. Je crois que notre taille constitue un avantage grâce auquel nous sommes plus en mesure que d'autres de mettre l'accent sur un service de qualité et une compréhension véritable des besoins des collectivités avec lesquelles nous faisons affaire.»

La banque espère se rapprocher de sa clientèle en ouvrant une vingtaine de nouvelles succursales et en rénovant ou fusionnant plusieurs autres. Elle a aussi l'intention de multiplier ses guichets automatiques. L'amélioration de sa situation financière lui permet par ailleurs d'envisager des acquisitions stratégiques.

Au chapitre des services aux entreprises, la Laurentienne entend améliorer ses services aux PME et aux entreprises agricoles. Pour bien marquer le changement, la banque a choisi de modifier son image. Une première succursale nouveau genre devrait ouvrir ses portes en banlieue de Montréal en juin prochain.
 
 
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