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    Hydro haussera ses tarifs de 4,3 %

    La Régie de l’énergie a calmé un tant soit peu l’appétit de la société d’État

    Employés d’Hydro-Québec à l’œuvre. La Régie de l’énergie a autorisé la société d’État à augmenter ses tarifs de 4,3 %.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Employés d’Hydro-Québec à l’œuvre. La Régie de l’énergie a autorisé la société d’État à augmenter ses tarifs de 4,3 %.

    L’augmentation tarifaire n’atteindra pas les 5,8 % demandés par Hydro-Québec, mais demeure importante. La Régie de l’énergie accorde plutôt au distributeur une augmentation moyenne de 4,3 % pour l’ensemble de ses tarifs à compter du 1er avril. Elle évoque notamment le coût des nouveaux parcs éoliens.

     

    Hydro-Québec voulait une hausse moyenne de 5,8 % pour l’ensemble de ses tarifs, de 5 % pour le tarif L applicable aux grands clients industriels. La Régie de l’énergie lui accorde plutôt une augmentation moyenne de 4,3 % pour l’ensemble de ses tarifs, de 3,5 % pour son tarif préférentiel. Cette hausse consentie demeure l’une des plus élevées des dix dernières années, de loin supérieure à la hausse de 1,5 % de l’indice des prix à la consommation mesurée en janvier.

     

    Dans sa décision, l’organisme de régulation ramène, de 9,2 % à 8,2 %, le taux de rendement des capitaux propres entrant dans le calcul, faisant ainsi passer l’impact tarifaire afférent de 2,2 à 1,4 %. En proposant du 9,2 %, la société d’État souhaitait avoir un taux de rendement comparable à celui des entreprises de même nature au Canada et ailleurs en Amérique du Nord.

     

    La Régie retient, de plus, que l’impact sur la hausse tarifaire des coûts des nouveaux approvisionnements, principalement éoliens, se chiffre à 2,7 %. Dans sa décision, elle n’est pas sans rappeler que ces mises en service « s’inscrivent dans un contexte de surplus énergétique et de décroissance des ventes prévues au secteur industriel ».

     

    S’ajoute la hausse de 0,8 % du prix de l’électricité patrimoniale. Et la Régie demande des réductions venant abaisser de 0,6 point la hausse tarifaire allouée, alors qu’Hydro estimait l’impact tarifaire de la croissance nette de la demande à +0,1 %.

     

    Au final, Hydro-Québec comptait sur des revenus additionnels de 573 millions pour l’année 2014. Ils seront de 418 millions, selon l’estimation de la Régie.

     

    Option consommateurs dénonce

     

    Option consommateurs a dénoncé la hausse des tarifs d’électricité accordée de 4,3 %, dont l’effet sera sensiblement ressenti sur le budget des Québécois, surtout sur celui des ménages à faible revenu. « En 2012, environ 40 000 ménages ont été débranchés parce qu’ils n’étaient pas en mesure de payer leur facture d’électricité »,a affirmé l’association défendant les intérêts des consommateurs.

     

    Pour elle, « une grande partie de cette hausse est attribuable à une série de mauvaises décisions des gouvernements précédents et actuel en matière de politique énergétique : augmentation arbitraire du bloc patrimonial, développement accéléré de la filière éolienne, etc. » Et Option consommateurs de souligner que « depuis 2004, les tarifs d’électricité pour la consommation de base ont augmenté de 10 %, et ceux pour la consommation excédentaire de 25 %. »

     

    La FCEI déplore

     

    La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a également déploré que la décision de la Régie, même si elle est inférieure à la hausse globale demandée par Hydro, se traduise, pour la grande majorité des PME, en « une hausse plus importante que les autres catégories de consommateurs ».

     

    La FCEI se réjouit, toutefois, qu’Hydro soit contrainte de documenter davantage les coûts du régime de retraite des employés d’Hydro-Québec. « Il faut être conscient que ces coûts risquent de continuer à augmenter en raison de la démographie et de la générosité du régime. Or, il est évident que ces coûts se reflètent ultimement dans les tarifs que les consommateurs payent. Nous nous réjouissons donc que la Régie ait demandé à Hydro-Québec de poursuivre ses efforts pour contrôler les coûts associés à son régime de retraite en plus de faire état de son déficit actuariel,a précisé l’économiste Simon Gaudreault, dans le communiqué. La FCEI est également satisfaite de la volonté de la Régie de mettre en place un mécanisme incitatif à la performance chez Hydro-Québec. »













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