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    Desjardins - Elles sont 108, ces entreprises reconnues comme socialement responsables

    Le Mouvement offre cinq portefeuilles sociétaires et un autre constitué de titres internationaux

    12 octobre 2013 |Claude Lafleur | Actualités économiques
    «Le Fonds Environnement Desjardins a été créé en 1990 dans la foulée de ce qu’on appelait à l’époque l’option écologique du Mouvement, l’ancêtre de la politique de développement durable.»
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «Le Fonds Environnement Desjardins a été créé en 1990 dans la foulée de ce qu’on appelait à l’époque l’option écologique du Mouvement, l’ancêtre de la politique de développement durable.»
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Depuis 25 ans, le Mouvement Desjardins place des fonds dans des entreprises socialement responsables. Il ne s’agit pas d’investir dans des firmes de technologie verte, mais bien de faire évoluer les grandes sociétés canadiennes vers de meilleures pratiques écologiques, sociales et de bonne gouvernance (ESG). « De cette façon, nous faisons de l’actionnariat engagé, afin d’inciter les entreprises à améliorer leurs pratiques », indique Rosalie Vendette, conseillère principale en investissement socialement responsable chez Desjardins. On nous offre ainsi une gamme de fonds dans lesquels placer nos épargnes.

     

    « Le Fonds Environnement Desjardins a été créé en 1990 dans la foulée de ce qu’on appelait à l’époque l’option écologique du Mouvement, l’ancêtre de notre politique de développement durable, relate Rosalie Vendette. Ce Fonds existe toujours et se porte très bien. » En 2009, Desjardins a ajouté quatre nouveaux portefeuilles sociétaires et, plus récemment, un autre constitué de titres internationaux.

     

    « Tout cela, c’est un peu compliqué », avoue sans peine la conseillère. Pour se retrouver dans l’investissement socialement responsable, elle suggère d’examiner ce que les différents fonds offrent comme démarche d’investissement responsable, ainsi que leur stratégie d’ensemble.

     

    Investir à perte? Non!

     

    Avant d’aller plus loin, Rosalie Vendette tient à réfuter l’idée, assez répandue, voulant que, lorsqu’on investit dans des fonds socialement responsables, on sacrifie un peu le rendement de ses épargnes… au profit « d’une bonne cause », il est vrai.

     

    « Pas du tout !, s’exclame-t-elle. Je pense que c’est l’une des perceptions les plus erronées qui soient ! Les rendements sont équivalents. Et il n’y a pas que nous qui le disons, mais une foule d’études universitaires le constatent. » Elle précise en fait que le rendement de ces fonds est comparable aux indices de référence canadiens. « Parfois, c’est un peu plus bas, parfois, c’est un peu plus élevé, dit-elle, mais, chose certaine, on ne laisse pas son argent sur la table lorsqu’on investit dans des fonds socialement responsables ! »

     

    Comme nombre d’analystes et d’observateurs, Mme Vendette fait valoir qu’on a tout lieu de croire que des entreprises gérées en tenant compte de leurs responsabilités écologiques, sociales et de gouvernance (ESG) devraient logiquement, sur le long terme, être plus rentables, de sorte qu’y investir devrait être profitable.

     

    Stratégie proactive

     

    Puisqu’il existe une foule de fonds ESG, la conseillère en investissement responsable nous invite à prendre le temps d’examiner non seulement le rendement de ces fonds, mais également les stratégies d’investissement. « Il existe une foule d’informations disponibles », fait-elle remarquer, avant d’ajouter qu’il existe aussi différentes stratégies.

     

    Ainsi, la stratégie la plus simple consiste, pour les gestionnaires de fonds ESG, à tout bonnement « filtrer » les entreprises dans lesquelles ils songent à investir. Ainsi, on exclut d’emblée certaines entreprises ou des secteurs entiers sans même les examiner. C’est d’ailleurs ce que font la plupart des fonds ESG en excluant toute entreprise oeuvrant dans les secteurs du tabac, de l’armement et du nucléaire. « Nous faisons cela, indique Mme Vendette, pour répondre à la demande de nos clientsqui souhaitent bannir ces trois secteurs. »

     

    Il y a en outre les stratégies de sélection attentive des entreprises. L’équipe qu’elle supervise s’est ainsi concentrée sur les 234 grandes sociétés canadiennes constituant l’indice composé S P/TSX, qui englobe des entreprises telles que Bombardier, Bell Canada, Québecor, etc.

     

    « Nous avons d’abord procédé à l’évaluation ESG détaillée de chacune de ces entreprises, raconte Rosalie Vendette. Puis, nous avons confronté nos évaluations avec celles d’experts écologiques externes afin d’identifier les entreprises qui sont vraiment socialement responsables. »

     

    « Nous cherchons à voir l’engagement et la mise en place de stratégies ESG pour chacune d’elles, poursuit-elle. Nous voulons connaître les enjeux principaux auxquels chaque entreprise est confrontée en fonction de ses activités. Nous voulons aussi qu’elles prennent des engagements ; il ne suffit pas qu’une entreprise nous dise que l’environnement, c’est important pour elle, mais qu’elle nous dise comment, par exemple, elle cherchera à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et qu’elle prenne des engagements concrets. »

     

    C’est ainsi que, des 234 sociétés analysées, il en est resté 108. Celles-ci ont alors été soumises à l’analyse financière des gestionnaires de portefeuille qui ont créé différents fonds d’investissement comportant les titres de quelques dizaines d’entreprises.

     

    Actionnariat engagé

     

    La stratégie d’investissement ne s’arrête pas là puisque, dès le moment où Desjardins investit dans une entreprise, il devient un actionnaire actif. « Nous essayons d’abord de comprendre comment l’entreprise agit, puis, comme actionnaire, nous suggérons des façons d’améliorer ses pratiques, explique Mme Vendette. Nous engageons donc un dialogue avec les conseils d’administration et la haute direction. Nous menons de la sorte une approche progressive, étape par étape. »

     

    « C’est ce que nous appelons le dialogue ou l’actionnariat engagé, poursuit-elle, une série de rencontres et d’échanges afin de faire cheminer l’entreprise. Nous sommes très sérieux dans nos démarches ! »

     

    Rosalie Vendette ajoute que, par conséquent, Desjardins investit dans des entreprises oeuvrant dans des secteurs polluants, comme l’énergie et les mines. « Nous considérons qu’il est important d’intervenir par le dialogue, puisqu’une entreprise, même si elle pollue, si elle assume ses responsabilités, si elle s’améliore, elle aura alors un effet sur l’ensemble du secteur, ce qui va influencer ses concurrents, ce qui va être, en fin de compte, bénéfique pour tout le monde ! »

     


    Collaborateur

    «Le Fonds Environnement Desjardins a été créé en 1990 dans la foulée de ce qu’on appelait à l’époque l’option écologique du Mouvement, l’ancêtre de la politique de développement durable.» Rosalie Vendette












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