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    Commission sur les enjeux énergétiques - Plaidoyer pour une économie verte

    Les surplus d’électricité dans lesquels baigne Hydro-Québec constituent une «occasion d’affaires», selon plusieurs membres de la communauté écologiste.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les surplus d’électricité dans lesquels baigne Hydro-Québec constituent une «occasion d’affaires», selon plusieurs membres de la communauté écologiste.

    Un regroupement d’organisations issues des milieux économiques, financiers, associatifs et environnementaux appelle le gouvernement péquiste à faire de l’énergie propre l’un des piliers du développement économique du Québec.

     

    L’Alliance pour une économie verte SWITCH suggérera ce lundi à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, de miser sur l’« électron vert » dans la prochaine politique énergétique du Québec afin de maintenir et d’attirer au Québec des entreprises soucieuses de réduire leur empreinte écologique. Les représentants de SWITCH prôneront devant la Commission sur les enjeux énergétiques une « utilisation plus efficiente des ressources, entre autres de l’énergie, afin d’améliorer la compétitivité et la productivité du secteur industriel du Québec ». « C’est crucial », indique le président de la grappe des technologies propres Écotech Québec, Denis Leclerc, à la veille du dépôt du mémoire de SWITCH.

     

    Surplus d’électricité

     

    Les entreprises qui s’inscrivent dans le « plan d’affaires du Québec » - dans lequel figure la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) - pourraient bénéficier d’électricité propre à bon marché, explique M. Leclerc.

     

    Les surplus d’électricité dans lesquels baigne Hydro-Québec constituent une « occasion d’affaires », souligne à grands traits le directeur pour le Québec de la fondation David Suzuki, Karel Mayrand. « Si on attire au Québec des industries qui sont ailleurs et qui consomment une énergie qui vient peut-être du charbon ou de sources plus polluantes en utilisant nos surplus d’énergie, on peut générer de l’emploi et contribuer à l’effort mondial de réduction des émissions de GES », fait-il valoir.

     

    M. Mayrand n’admet pas l’argument selon lequel la croissance de l’économie est incompatible avec une baisse des émissions de GES. Le produit intérieur brut du Québec a crû considérablement de 1990 à 2010, tandis que les émissions de GES ont diminué de 1,6 %, rappelle-t-il. « On n’a pas à faire un choix entre la croissance de l’économie et l’environnement. On doit plutôt faire un choix du type d’économie qu’on voudrait développer. »

     

    Aux yeux des porte-parole de SWITCH, la stratégie énergétique sera au coeur de politiques clés actuellement sur la table à dessin du gouvernement péquiste, dont la politique industrielle et le plan d’action sur les changements climatiques. D’ailleurs, selon eux, la politique énergétique devra nécessairement favoriser une réduction significative de la consommation d’hydrocarbures au profit des énergies renouvelables, notamment en plongeant dans l’électrification des transports tant collectifs qu’individuels. « C’est inconcevable qu’on n’ait pas plus de transport électrique », dit M. Mayrand, déplorant que seuls le métro de Montréal et la ligne de train de banlieue Montréal -Deux-Montagnes soient alimentés en hydroélectricité.

     

    Polarisation

     

    Le dirigeant de la Fondation Suzuki salue néanmoins des initiatives comme celle de Gaz Métro et de Transport Robert visant à faire rouler des dizaines de véhicules lourds au gaz naturel liquéfié plutôt qu’au diesel.

     

    M. Mayrand a dit observer une « polarisation très très importante » des milieux économiques, financiers, associatifs et environnementaux sur les enjeux énergétiques. « Souvent, ça empêche de faire des pas en avant », déplore-t-il. Il y a toutefois des « lignes de force communes » entre ces milieux, comme celle « d’accélérer le mouvement vers une économie plus verte ». « Ça, ça fait consensus autour de la table », conclut M. Mayrand, tout en évoquant les membres de SWITCH c’est-à-dire le fonds d’investissement de capital de risque Cycle Capital Management, la grappe des technologies propres Écotech Québec, la Fondation David Suzuki, Équiterre, le Réseau des ingénieurs du Québec et l’Association de l’aluminium du Canada.

    Les surplus d’électricité dans lesquels baigne Hydro-Québec constituent une «occasion d’affaires», selon plusieurs membres de la communauté écologiste.












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