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    La «baleine de Londres» pèse lourdement sur JP Morgan

    La banque d’affaires devra verser des amendes records totalisant 920 millions $US

    Washington — La banque américaine JP Morgan Chase déboursera un total de 920 millions $US en amendes après avoir admis sa négligence à superviser adéquatement des transactions qui ont entraîné une perte de 6 milliards $US et ravivé les craintes entourant les importantes prises de risques des grandes banques.

     

    Les autorités réglementaires américaines et britanniques ont indiqué jeudi que la mauvaise supervision de la plus grande banque des États-Unis avait permis à des opérateurs de son bureau de Londres de donner des valeurs exagérées à des transactions et de camoufler d’énormes pertes alors que celles-ci prenaient de l’ampleur.

     

    Deux des opérateurs impliqués dans l’affaire de la « baleine de Londres » font face à des accusations criminelles pour avoir falsifié des documents dans le but de cacher les pertes.

     

    Le total des amendes que devra verser JP Morgan à trois groupes réglementaires américains et à l’autorité de la conduite financière du Royaume-Uni constitue une des plus importantes amendes imposée à une institution financière.

     

    La commission des valeurs mobilières des États-Unis (Securities and Exchange Commission) a imposé une amende de 200 millions à JP Morgan et - fait rare - a exigé d’elle une admission de méfait. Le conseil de la Réserve fédérale a aussi imposé une pénalité de 200 millions, tandis que le bureau du contrôleur de la monnaie a opté pour une amende de 300 millions. Les autorités britanniques ont donné une amende de 220 millions à la banque.

     

    De son côté, le département américain de la Justice poursuit son enquête au sujet de possibles infractions criminelles.

     

    Selon la SEC, l’échec de la supervision va au-delà des opérations de courtage, jusqu’aux hauts dirigeants de la banque.

     

    « La haute direction de JP Morgan a enfreint une règle d’or de la gouvernance d’entreprise : informer son conseil d’administration de faits qui remettent en question la véracité de ce que l’entreprise divulgue aux investisseurs », a affirmé George Canellos, codirecteur de la division de l’exécution de la SEC.

     

    JP Morgan a qualifié les règlements d’« importante étape » dans ses efforts visant à mettre ses problèmes légaux derrière elle. La banque new-yorkaise a indiqué qu’elle coopérait pleinement avec toutes les enquêtes des agences et qu’elle continuait de coopérer avec le département de la Justice dans sa poursuite au criminel contre deux de ses anciens opérateurs.

     

    « Nous avons accepté notre responsabilité et reconnu nos erreurs depuis le début. Nous avons tiré des leçons de ces erreurs et nous avons travaillé pour les régler », a déclaré le chef de la direction de JP Morgan, Jamie Dimon, dans un communiqué. « Nous continuerons à tout faire pour être considéré comme la meilleure banque - à tous points de vue - non seulement aux yeux de nos actionnaires et de nos clients, mais aussi à ceux des autorités réglementaires. »

     

    La perte de courtage révélée en avril 2012 avait ébranlé le monde financier et entaché la réputation de la banque. JP Morgan était l’une des quelques institutions financières qui avaient traversé la crise financière de 2008 sans devoir encaisser d’importantes pertes.

     
     
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