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    Lac-Mégantic - Pas question d’une délocalisation temporaire pour Metro

    La communauté de Lac-Mégantic doit récupérer ses commerces pour retrouver une vie normale.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La communauté de Lac-Mégantic doit récupérer ses commerces pour retrouver une vie normale.









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    sur la tragédie de Lac-Mégantic

    Un employeur important de Lac-Mégantic, Metro Alain Valiquette, reste sur sa faim, au lendemain du dévoilement d’une première ébauche du plan du centre-ville. Le propriétaire du marché d’alimentation, Philippe Valiquette, croise les doigts afin de rouvrir plus tôt que tard son commerce. Le hic : celui-ci est toujours coincé dans la « zone jaune ».

     

    Le magasin de la rue Frontenac a été épargné par les flammes meurtrières il y a cinq semaines. « Le magasin, on est capable de l’opérer », a fait valoir la porte-parole de Metro, Marie-Claude Bacon, en entrevue téléphonique avec Le Devoir. Elle a précisé du même souffle que des « expertises » étaient toutefois en cours afin de déterminer si le sol entourant le bâtiment avait été contaminé par le pétrole qui s’est écoulé des wagons-citernes du train de la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA).

     

    L’entreprise ose croire que la sécurité de son établissement pourrait être pleinement assurée au cours des prochaines semaines. « Mais si l’option de rouvrir à court ou à moyen terme n’est pas envisageable - ce n’est pas forcément possible de le faire -, [l’idée] va être de déménager de façon permanente », a souligné Mme Bacon, qui est directrice principale de services des affaires de l’entreprise chez Metro. Le propriétaire a écarté d’emblée de déménager temporairement ses pénates ailleurs dans la municipalité pour réintégrer le bâtiment du 5420, rue Frontenac une fois les travaux de décontamination, de nettoyage et de reconstruction du centre-ville terminés.

     

    Quelque 95 employés de Metro touchent des prestations d’assurance-emploi, après avoir vu leur gagne-pain disparaître en fumée la nuit de la tragédie ferroviaire. Pour l’équipe de Metro à Lac-Mégantic, « le statu quo n’est pas envisageable, a indiqué sans ambages Mme Bacon. On cherche des options pour pouvoir rouvrir le plus vite possible et pouvoir procéder à la réembauche de nos employés. »

     

    L’option d’élire domicile temporairement hors du centre-ville pour y revenir dans un an est également balayée du revers de la main par la direction de Dollarama. Mais le temps ne semble pas presser pour fixer le sort du magasin à escomptes, contrairement à celui de l’épicerie Metro. « Ça vient juste de se passer. C’est très récent. Notre priorité consistait à s’occuper de nos employés. On a été chanceux, aucun de nos quinze employés n’a été touché directement », a dit la porte-parole de Dollarama, Lyla Radmanovich.

     

    L’immeuble abritant le commerce à proximité du passage à niveau a été rasé par la série d’explosions de la nuit du samedi 6 juillet. La charpente métallique a tenu cahin-caha, mais a été démolie par les équipes à pied d’oeuvre dans la « zone rouge » au fil des dernières semaines.

     

    L’état-major de Dollarama « veut » rester dans la communauté de 6000 âmes, mais ne garantit pas qu’un nouveau magasin ouvrira ses portes. « [Les gens] évaluent les scénarios possibles, mais il n’y a pas d’échéanciers. S’il y a une possibilité viable, ils vont aller de l’avant et ouvrir un autre magasin. À ce stade-ci, il n’y a pas de confirmation», a indiqué Mme Radmanovich.

     

    Le « centre-ville ne sera plus jamais comme il était »

     

    Après avoir reçu l’aval du conseil municipal, un consultant en urbanisme a fait connaître jeudi les esquisses d’un plan de reconstruction du centre-ville de la municipalité aux commerçants.

     

    Celui-ci ouvre la porte à deux possibilités : une délocalisation temporaire ou une délocalisation permanente des 80 entreprises de commerce et de services.

     

    En gros, le secteur Fatima, de l’autre côté du pont enjambant la rivière Chaudière, accueillerait un nouveau pôle commercial. Seul un immeuble de bureaux serait construit près du passage à niveau où le train de la MMA a terminé sa course folle début juillet. Le site du Musi-Café abriterait un espace commémoratif des 47 victimes de la catastrophe ferroviaire. Mais pas pour tout de suite. De 12 à 24 mois pourraient être nécessaires après l’adoption des plans définitifs. Une aire commerciale temporaire serait aménagée entre-temps sur les terrains du Centre sportif pour permettre à quelque 40 hommes et femmes d’affaires de relancer leurs activités.

     

    « Nous leur avons fait une présentation de choses qui pourraient être faites éventuellement. C’était une consultation. Il n’y a aucune décision qui a été prise. C’est à eux de cogiter sur ça, de revenir avec d’autres propositions ou des correctifs », a indiqué le porte-parole de la Ville de Lac-Mégantic, Nicolas Carette. D’autres rencontres auront lieu pour déterminer le remodelage du centre-ville, mais aucune date n’était arrêtée vendredi.

     

    Le marché Metro ne rouvrira pas de si tôt à en croire le porte-parole de Lac-Mégantic. « Il est dans la zone jaune. Nous avons avisé les résidants et les commerçants qu’elle ne sera pas accessible avant un an. Et le Metro est dans cette zone-là », a indiqué M. Carette, alors que la société Pomerleau prenait le relais à la tête des travaux de décontamination et de nettoyage du coeur historique de la municipalité ainsi que du lac Mégantic et de la rivière Chaudière.

     

    Pour la directrice générale de la Chambre de commerce de la région de Mégantic, Isabelle Hallé, il est clair que le « centre-ville ne sera plus jamais comme il était » avant le déraillement du train de la MMA. « On va devoir s’adapter et avoir un profond respect pour [les victimes] de ce qui s’est passé là-bas », a-t-elle insisté en entrevue à Radio-Canada.

     
     
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