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    Le TMX a un nouveau joueur dans les pattes

    La Banque Royale, le Groupe Investors et d’autres lancent Aequitas Innovations

    La Banque Royale, le Groupe Investors et d’autres lancent Aequitas Innovations, qui sera en compétition avec le Groupe TMX.
    Photo: Aaron Vincent Elkaim AP La Banque Royale, le Groupe Investors et d’autres lancent Aequitas Innovations, qui sera en compétition avec le Groupe TMX.

    Cinq ans après que des grandes banques se sont concertées pour créer Alpha, une plateforme de négociation devenue si populaire qu’elle s’est retrouvée un jour dans le giron de la Bourse de Toronto après l’achat de celle-ci par Maple, quelques gros joueurs veulent de nouveau stimuler la concurrence.


    Dévoilée mardi après quelques mois de gestation, la société Aequitas Innovations est soutenue financièrement par la Banque Royale, qui n’a pas fait partie du consortium Maple, le Groupe Investors et la Financière Mackenzie (qui appartiennent à Power), Barclays, Placements CI, ITG Canada et Investissements PSP (qui s’occupe des régimes de retraite de la fonction publique fédérale).


    Les actionnaires, dont les participations respectives sont confidentielles, affirment qu’il est temps de contrer « certaines stratégies de négociation prédatrices » qui émanent des courtiers à haute fréquence - une autre manière de parler de la négociation informatisée qui se fait grâce à des algorithmes et qui représente au moins 40 % des échanges, voire davantage en sol américain.


    « Bien qu’il y ait des stratégies de négociation acceptables émanant de courtiers à haute fréquence, qui peuvent contribuer à la qualité des marchés, certaines stratégies prédatrices ont cependant un effet diamétralement contraire », affirme le groupe en évoquant le besoin d’une « liquidité réelle et fiable ».


    Aequitas, qui doit d’abord demander vers la fin de 2013 les autorisations réglementaires avant d’entamer ses activités de négociations et d’inscription, sera dirigée par Jos Schmitt. Ce dernier a piloté Alpha pendant des années avant de la quitter lorsque Maple en a pris le contrôle en 2012. C’est la Banque Royale, une des actionnaires d’Alpha à l’époque, qui l’a contacté.


    « J’espère qu’on pourra aller chercher 20 % du marché canadien d’ici trois ou quatre ans », a-t-il dit lors d’un entretien au Devoir. M. Schmitt n’a pas exclu la possibilité qu’il y ait d’autres actionnaires qui viennent s’ajouter au groupe des six. Aucun des partenaires en place ne possède un bloc de contrôle, s’est-il limité à dire.


    Le marché est concurrentiel, dit le TMX


    Présentement, le Groupe TMX, qui possède la Bourse de Toronto et celle de Montréal, contrôle environ 85 % du marché. Lancée en 2008 avec l’appui de grandes banques, Alpha a rapidement gagné 15 % du marché en trois ans.


    Le Groupe TMX devait se laisser acheter par la Bourse de Londres en 2011, mais un consortium d’établissements canadiens et québécois se sont interposés sous le vocable Maple pour faire une contre-offre de 3,8 milliards. Composé notamment des banques CIBC et TD, de la Caisse de dépôt et de l’assureur Manuvie, Maple a aussi payé 175 millions pour Alpha, qui fait maintenant partie du Groupe TMX.


    « Le marché canadien est certainement compétitif et l’annonce d’un nouveau joueur n’est pas inattendue, a indiqué au Devoir la porte-parole du Groupe TMX, Carolyn Quick. Nous analyserons les détails de la proposition d’Aequitas lorsqu’elle déposera ses documents réglementaires. Nous participerons à la ronde de consultation publique. »


    « Nous sommes prêts et bien placés pour compétitionner de manière efficace », a ajouté le Groupe TMX.


    « Je suis très surpris », a affirmé Louis Gagnon, qui a travaillé dans les échelons supérieurs de la Banque Royale à Toronto et enseigne aujourd’hui la finance à l’Université Queen’s. « En principe, c’est une excellente idée. Les courtiers à haute fréquence ont eu un impact très négatif sur la qualité de nos marchés boursiers. […] En mettant tous les investisseurs sur le même pied, qu’ils soient institutionnels ou au détail, cette nouvelle place boursière créera un environnement ou les participants pourront transiger en toute confiance. »


    D’un autre côté, croit M. Gagnon, « il n’est pas certain que le marché canadien soit suffisamment grand pour accommoder deux places boursières, mais il est facile d’imaginer que ce nouveau marché boursier sera très populaire parmi les investisseurs institutionnels (fonds de retraite, fonds communs de placement, etc.) qui sont victimes de stratégies prédatoriales depuis déjà trop longtemps ».

     
     
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