Échec de Cancún: l'ONU accuse les pays riches
7 octobre 2003
Actualités économiques
New York — Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a imputé hier l'échec de la conférence de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Cancún en septembre aux nations riches qui ont cédé aux fortes exigences des groupes de pression.
«L'échec le mois dernier des négociations commerciales à Cancún est le dernier, mais nullement le seul, exemple démontrant que les priorités des pays en développement peuvent être méprisées lorsque les gouvernements des pays du Nord ont de puissants groupes de pression producteurs qu'il faut tranquilliser», a-t-il dit.
Tandis que certains pays, a ajouté M. Annan, ont fait de leur priorité la lutte contre le terrorisme, les armes de destruction massive et le crime, bien plus nombreux sont ceux qui ont d'autres préoccupations qui «assurément sont plus importantes», tels que la pauvreté, le sida, la guerre civile et la violation des droits de l'homme.
«Les peuples des pays en développement s'inquiétent de ce qu'on ne les écoute pas et que la volonté d'agir peut être trouvée pour les premiers sujets mais pas pour les seconds, en dépit de promesses et engagements formulés lors de conférences mondiales», a poursuivi le secrétaire général de l'ONU.
Cette déclaration devait être prononcée dans un discours destiné au personnel des pays en développement, et dont une copie a été communiquée par son porte-parole.
«L'échec le mois dernier des négociations commerciales à Cancún est le dernier, mais nullement le seul, exemple démontrant que les priorités des pays en développement peuvent être méprisées lorsque les gouvernements des pays du Nord ont de puissants groupes de pression producteurs qu'il faut tranquilliser», a-t-il dit.
Tandis que certains pays, a ajouté M. Annan, ont fait de leur priorité la lutte contre le terrorisme, les armes de destruction massive et le crime, bien plus nombreux sont ceux qui ont d'autres préoccupations qui «assurément sont plus importantes», tels que la pauvreté, le sida, la guerre civile et la violation des droits de l'homme.
«Les peuples des pays en développement s'inquiétent de ce qu'on ne les écoute pas et que la volonté d'agir peut être trouvée pour les premiers sujets mais pas pour les seconds, en dépit de promesses et engagements formulés lors de conférences mondiales», a poursuivi le secrétaire général de l'ONU.
Cette déclaration devait être prononcée dans un discours destiné au personnel des pays en développement, et dont une copie a été communiquée par son porte-parole.
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