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Nouveau recul du chômage aux États-Unis

Le taux de chômage s’établit à 7,5 %, son niveau le plus faible depuis décembre 2008

Des chômeurs font la file pour entrer au salon de l’emploi qui se tient présentement au Miami Dolphins Sun Life Stadium, en Floride. Les minorités restent les premières victimes du chômage: 13,2 % des Afro-Américains sont encore sans emploi tout comme 9 % des Hispaniques, selon les statistiques gouvernementales.
Photo : Agence France-Presse Joe Raedle Des chômeurs font la file pour entrer au salon de l’emploi qui se tient présentement au Miami Dolphins Sun Life Stadium, en Floride. Les minorités restent les premières victimes du chômage: 13,2 % des Afro-Américains sont encore sans emploi tout comme 9 % des Hispaniques, selon les statistiques gouvernementales.
La lente décrue du chômage s’est poursuivie en avril aux États-Unis et elle s’appuie désormais sur des bases plus solides en dépit d’une activité économique encore convalescente.

Pour le troisième mois consécutif, le taux de chômage américain a reculé de 0,1 point pour s’établir à 7,5 % en avril, son niveau le plus faible depuis décembre 2008, indique le rapport mensuel du gouvernement sur la situation de l’emploi publié vendredi. Dans le même temps, les créations d’emplois ont retrouvé des couleurs avec 165 000 nouveaux postes en avril, en hausse de 19 % par rapport à un mois de mars où les embauches ont été revues en nette hausse.

 

Surprise


Ces nouveaux chiffres, qui ont surpris les analystes, sont d’autant plus encourageants qu’ils s’accompagnent d’une hausse de la population active qui connaissait depuis janvier une érosion ( - 626 000 personnes en tout) faisant mécaniquement baisser le taux de chômage.


Au final, le mois d’avril aura non seulement vu un recul du nombre de chômeurs, à 11,6 millions, mais également une augmentation du nombre de personnes ayant un emploi. Farouche détracteur du gouvernement Obama, le leader de l’opposition républicaine, John Boehner a dû lui-même reconnaître que le rapport sur l’emploi contenait « quelques bonnes nouvelles ».


De son côté, la Maison-Blanche a fait profil bas en indiquant que ces nouveaux chiffres montraient que l’économie continuait « à se rétablir » mais qu’il restait encore « beaucoup à faire ». Les coupes budgétaires massives entrées en vigueur en mars, couplées à des hausses d’impôts, faisaient pourtant craindre une détérioration rapide du marché de l’emploi. Mais en avril, le recul des embauches dans le secteur public ( - 11 000 postes) a encore été largement compensé par le secteur privé.


« Ce rapport montre qu’il n’y a pas - encore - de ralentissement des embauches liées aux coupes budgétaires », estime Nariman Behravesh, analyste au cabinet IHS. Selon Harm Bandholz, de UniCredit Economics, ces nouveaux chiffres montrent même que la période de faible croissance observée à la fin du premier trimestre n’était qu’une « parenthèse » et n’annonçait pas une « tendance durable ».


Le tableau n’est toutefois pas entièrement rose. En dépit d’une hausse de la population active, le taux d’activité, qui mesure la part de cette catégorie dans la population totale en âge de travailler, reste à son niveau le plus faible depuis 1979, se stabilisant à 63,3 %.


Plus de travailleurs à temps partiel


Le nombre de personnes contraintes de travailler à temps partiel est par ailleurs reparti à la hausse en avril à 7,9 millions, tout comme le nombre de personnes qui ont cessé de chercher du travail par « découragement » (830 000). Les minorités restent par ailleurs les premières victimes du chômage : 13,2 % des Afro-Américains sont encore sans emploi tout comme 9 % des Hispaniques, selon les statistiques du ministère. Les analystes relèvent également que la durée moyenne de travail hebdomadaire a reculé en avril, suggérant que les employeurs ont « réduit leur production » tout en continuant à embaucher, note Chris Low, de FTN Financial.


Même s’il est contrasté, ce nouveau panorama de l’emploi aux États-Unis ne devrait toutefois pas pousser la Banque centrale américaine (Fed) à accroître son soutien à l’économie, selon les experts consultés.

 
 
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