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    La zone euro défend son austérité

    18 avril 2013 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités économiques
    Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques, a cosigné la tribune qui sera publiée dans le New York Times.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Frédérick Florin Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques, a cosigné la tribune qui sera publiée dans le New York Times.

    Bruxelles – Cinq responsables de la zone euro défendent leur réponse à la crise, accusée parfois de favoriser l’austérité, en estimant qu’elle porte ses fruits même s’il faut s’attaquer à un niveau de chômage « inacceptable », dans une tribune à paraître jeudi.


    « Tout n’est pas encore en place […] mais il est clair que notre réponse à la crise contribue au rééquilibrage de l’économie de la zone euro et a permis de garantir l’intégrité de l’euro », affirment Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques, Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Klaus Regling, directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), et Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement (BEI).


    « Dans la tempête, nous avons renforcé les fondations de l’union monétaire et amélioré la soutenabilité de nos finances publiques », poursuivent-ils dans cette tribune commune publiée par l’International Herald Tribune et le New York Times. Ils rappellent les différents piliers de leur réponse à la crise, dont le renforcement de la surveillance budgétaire des États membres de la zone euro, le programme de rachat de dette de la BCE, la création d’un pare-feu permanent et le soutien apporté, le plus souvent avec le FMI, aux pays nécessitant une aide financière. « Cette réponse à la crise a porté ses fruits […]. Les marchés saluent ces efforts », insistent les responsables, pour qui « la zone euro a fait preuve de résistance et d’une capacité à résoudre ses problèmes que certains observateurs ne soupçonnaient pas il y a encore un an ».


    « Conséquence de notre détermination et de notre stratégie commune, un ajustement difficile mais nécessaire est en cours, d’où une zone euro plus forte émergera », assurent-ils. Ils concèdent que « le nécessaire ajustement se traduit par de sérieux défis sociaux, notamment sous la forme d’un chômage élevé inacceptable ». « Il faut relever ces défis avec détermination », disent-ils.

     

    Débat autour de l’austérité


    La mise au point de la zone euro survient alors que le débat sur l’austérité reprend de la vigueur. Le ministre australien des Finances, Wayne Swan, a fustigé mercredi une « austérité stupide » en Europe qui pèse sur la relance de l’économie mondiale. La veille, les États-Unis s’étaient inquiétés d’une demande « anémique » dans la zone euro et d’une « fatigue de l’austérité » menaçant certains pays de la région engagés dans des plans d’assainissement budgétaire.


    De son côté, le FMI a légèrement abaissé sa prévision de croissance pour 2013 et table désormais sur une contraction de l’activité de 0,3 % au sein de la zone euro. Pour l’institution de Washington, la zone euro n’a toutefois pas d’autre choix que de poursuivre ses efforts budgétaires et de mettre en place une union bancaire.













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