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    Le vieillissement de la population redessinera le paysage immobilier

    «Les ventes de maisons ont chuté de plus de 10 % par rapport au printemps dernier et se situent maintenant en deçà des moyennes historiques dans la plupart des grandes villes», a expliqué Adrienne Warren, économiste principale à la Banque Scotia.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «Les ventes de maisons ont chuté de plus de 10 % par rapport au printemps dernier et se situent maintenant en deçà des moyennes historiques dans la plupart des grandes villes», a expliqué Adrienne Warren, économiste principale à la Banque Scotia.
    Les changements démographiques et le vieillissement de la population vont moduler le paysage immobilier au cours des prochaines décennies. La Banque Scotia ne prévoit pas de grandes vagues, mais la demande pourrait être moins volatile et le marché de la revente, moins actif.

    Parlant d’un ralentissement déjà bien engagé de l’activité sur le marché de l’habitation au Canada Adrienne Warren, économiste principale à la Banque Scotia, estime qu’un recours à l’équilibre est en cours. À plus long terme, la spécialiste du secteur immobilier rappelle qu’il faudra composer avec une nouvelle réalité démographique.


    « Les ventes de maisons ont chuté de plus de 10 % par rapport au printemps dernier et se situent maintenant en deçà des moyennes historiques dans la plupart des grandes villes », a résumé Mme Warren. « Les prix quant à eux se stabilisent, et les conditions du marché redeviennent équilibrées. »


    À plus long terme, « les changements démographiques, particulièrement le vieillissement de la population canadienne, auront d’importantes répercussions sur la demande d’habitations dans les prochaines décennies ». Mais contrairement à certaines prévisions, « le vieillissement de la population ne sera pas la cause d’un phénomène de ventes massives d’origine démographique ». Tout au plus laisse-t-il entrevoir « une diminution des taux de roulement dans le logement, ainsi que des ventes et des inscriptions ».


    Ce nouveau paysage devra composer avec augmentation rapide du nombre de ménages composés d’une seule personne, un phénomène « en grande partie attribuable au vieillissement de la population, et particulièrement à une hausse du nombre de veuves vivant seules ». Il devra également tabler sur les effets de l’immigration. « La formation de nouveaux ménages au Canada est de plus en plus le fait des immigrants », a mis en exergue Adrienne Warren. Par rapport aux ménages composés de personnes nées au Canada, « les ménages d’immigrants sont plus susceptibles d’habiter dans les grands centres urbains et les villes de taille moyenne, ce qui pourrait faire en sorte que la demande d’habitations et les prix des maisons soient relativement plus élevés dans ces régions ».


    Croissance faible


    Une autre étude, réalisée par la Banque TD et rendue publique le 12 mars, prévoyait une croissance faible dans l’immobilier résidentiel au cours de la prochaine décennie. « Le Canada semble en train de s’embarquer pour un modeste et graduel ajustement à la baisse au cours des trois prochaines années », avaient souligné les auteurs, qui prévoient que ce recul sera accompagné d’un rebond des prix à partir de 2015, au rythme de 3,5 % par année en moyenne pour les sept années suivantes.


    Mais au final, le prix de l’immobilier résidentiel ne devrait croître que de 2 % par année, en moyenne sur dix ans, soit un gain nul une fois l’inflation soustraite. La TD avait souligné qu’une telle progression anémique s’inscrivait sous la moyenne de 5,4 % affichée depuis 1980 (de 2,1 % en terme réel), sous celle de 7 % des dix dernières années.


    La Banque TD reconnaissait que le resserrement des règles hypothécaires annoncé par le ministre fédéral des Finances Jim Flaherty en juillet dernier avait une incidence à court terme. Mais sur un horizon plus lointain, l’on ne pouvait faire fi des facteurs plus fondamentaux ou structurels, tels que la croissance de l’économie et des revenus, ainsi que l’augmentation de la population et l’évolution démographique. Sur ce point, et pour enchaîner avec les conclusions de la Scotia, le marché résidentiel devrait rester plus vigoureux dans les grandes villes et régions comme Toronto et Vancouver, et l’Alberta, a mentionné la TD.

     
     
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