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    Les économistes québécois partagent l’opinion de leurs concitoyens

    Oui à une hausse des droits de scolarité. Non à la réforme de l’assurance-emploi

    Les économistes québécois accordent un appui massif à la hausse des droits de scolarité. Ils sont également nombreux à dénoncer la réforme fédérale de l’assurance-emploi, qui risque de créer une injustice pour les entreprises et les régions saisonnières.

    Le sondage Léger Marketing a été réalisé par courriel entre le 13 et le 22 février auprès de l’Association des économistes du Québec (ASDEQ). Parmi les 652 membres de l’Association, 173 ont répondu au sondage, ce qui lui confère une marge d’erreur de plus ou moins 6,4 %, et ce, 19 fois sur 20. Cette nuance étant, il ressort clairement que les économistes québécois, soit neuf répondants sur dix, appuient une hausse des droits de scolarité au Québec. Plus précisément, 54 % ont donné leur appui à l’indexation des droits de scolarité au coût de la vie et 36 % se sont dits favorables à « une hausse substantielle ». À l’opposé, la gratuité ne récolte que 3 % des votes et le gel des frais, 7 %. « Cette forme d’appui à la hausse des droits de scolarité reflète le fait que l’enseignement supérieur comporte des bénéfices tant pour les individus que pour la collectivité », a commenté Jean-Michel Cousineau, président du Comité des politiques publiques de l’ASDEQ.


    La modulation des droits de scolarité selon les domaines professionnels aurait reçu un accueil favorable chez sept répondants sur dix, 23 % y étant opposés. Les économistes se sont toutefois montrés plus réservés sur la question de laisser l’éventuel arbitrage de cette modulation aux bons soins de l’établissement d’enseignement.


    Les économistes québécois ont également été invités à se prononcer sur la réforme du programme fédéral d’assurance-emploi. Le principe de resserrement des règles d’admissibilité pour les prestations divise les répondants, avec 52 % des économistes interrogés appuyant le principe et 41 % manifestant leur désaccord. L’impact de la réforme est cependant perçu négativement par une majorité d’entre eux. Ainsi, « 56 % des économistes pensent qu’à long terme, la réforme de l’assurance-emploi ne pourra pas réduire le chômage dans les régions où l’activité économique saisonnière est importante, alors que 30 % pensent que oui. De plus, 60 % estiment que le resserrement des règles risque d’être un échec et que cela créera beaucoup d’injustices pour les régions où l’activité économique est très saisonnière », peut-on lire dans le communiqué. Aussi, 75 % sont d’avis que l’application des nouvelles règles aurait dû être plus graduelle dans les régions particulièrement touchées, et accompagnée d’adoucisseurs ou de mesures spéciales.


    Dans la foulée, 68 % des économistes sondés verraient d’un bon oeil que le gouvernement fédéral reporte l’atteinte de l’équilibre budgétaire après 2015, sans effectuer de coupes additionnelles dans les dépenses de fonctionnement. Ils sont 23 % à aller plus loin et à soutenir qu’« il faudrait même réduire l’ampleur des coupures actuelles et reporter le retour à l’équilibre budgétaire à plus long terme ». Ce point de vue s’étend à l’échelle internationale, avec autant de répondants soulignant « qu’une trop grande austérité ne fera que lancer les pays en difficultés financières, tels que la Grèce, l’Espagne et l’Italie, dans une spirale de décroissance qui résultera, à terme, en des difficultés accrues de financement de la dette nationale ».













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