Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Fonds régionaux - Du capital pour la relève, le démarrage ou la croissance

Ce sont 424 millions qui ont été investis dans 1280 entreprises

Luc PInard
Photo : Fonds de solidarité Luc PInard

Nathalie Légaré a commencé à travailler au sein de la PME familiale dès qu’elle a été en âge d’écrire. Quand son père, Jean Légaré, a voulu prendre sa retraite et vendre son entreprise de location de véhicules, elle souhaitait l’acquérir, mais ne disposait pas de la mise de fonds nécessaire. Il y avait toutefois les Fonds régionaux de solidarité…


« Au fil du temps, l’entreprise de mon père, qui existait depuis 40 ans, avait grandi jusqu’au point d’avoir 55 employés, raconte Nathalie Légaré. J’ai tenté ma chance auprès des banques, mais pour ce type d’acquisition, elles exigent des biens immobiliers en garantie, ce qui limite ensuite grandement la capacité d’emprunt et m’aurait empêchée d’agrandir la flotte de véhicules pour faire croître l’entreprise. Comme le Fonds de solidarité n’exige pas d’actif en garantie, j’ai pu avoir un prêt sans compromettre la croissance. Un transfert important des actions a eu lieu il y a deux ans, et un autre aura lieu dans moins de trois ans. Sans le Fonds de solidarité, je n’aurais pas pu prendre la relève de mon père. Et il y a quelques mois, j’ai acheté une seconde entreprise de location, à Saint-Constant. »


Des histoires comme celle-là sont courantes depuis la création des Fonds régionaux de solidarité FTQ, survenue en 1995. Présents dans les seize régions administratives du Québec, ils proposent des solutions de financement jusqu’à concurrence de 2 millions par entreprise.


« À l’époque de la création des Fonds régionaux, l’industrie du capital de développement était très concentrée à Montréal et peu accessible en région, d’où cette décentralisation, dit Luc Pinard, p.-d.g. des Fonds régionaux de solidarité FTQ. Nos critères de choix pour aider une entreprise sont qu’elle ait une bonne gestion et un bon produit dans le bon marché. »


Depuis leur création, les Fonds régionaux ont aidé 1280 entreprises, pour un volume total d’investissements de 424 millions, ce qui a permis de créer, maintenir ou sauvegarder environ 30 000 emplois. Présentement, le nombre d’entreprises en portefeuille est de 330.

 

Soutenir le démarrage ou la croissance


Dans certains secteurs économiques, par exemple l’équipement médical, l’apport de capital de risque permet aux entreprises de se maintenir à flot pendant qu’elles effectuent la recherche et le développement de leur produit et prennent leur place sur le marché.


C’était le cas chez BHM Médical, une entreprise de Magog qui fabrique des équipements pour déplacer les personnes âgées, malades ou handicapées dans les hôpitaux, par exemple, des systèmes pour le bain ou des lève-personnes sur rails.


« Nous avons commencé en 1995. Nous avons investi des sommes importantes pour développer nos produits. Pour percer sur le marché des équipements hospitaliers, il faut du temps. Après quelques années, nous avions épuisé les sources de financement traditionnelles, que ce soit nos propres économies ou les prêts obtenus de diverses sources. Il nous fallait une injection de capital de risque. Celle-ci est venue des Fonds régionaux de solidarité FTQ. Cela nous a permis de poursuivre le développement de notre gamme de produits jusqu’à ce que les ventes décollent de façon importante. Par la suite, notre croissance s’est poursuivie. Puis, en 2002, alors que nos parts de marché avaient augmenté de façon importante, nous avons acheté deux concurrents, l’un situé au


Aujourd’hui, l’entreprise est l’un des employeurs les plus importants de la région de Magog, avec environ 200 travailleurs.


« Au moment où nous avons investi pour la première fois, le chiffre d’affaires de cette entreprise était autour d’un million et demi. Quand nous avons vendu notre participation, il s’approchait de 60 millions. C’est l’un de nos beaux succès », dit Luc Pinard.



Collaboratrice

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel