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    Marceau lèvera l’hypothèque sur les minières au printemps

    Le ministre des Finances fera connaître le nouveau régime de redevances rapidement après le forum du 15 mars

    Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, saluant le vice-président aux ressources humaines d’ArcelorMittal, Alain Cauchon.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, saluant le vice-président aux ressources humaines d’ArcelorMittal, Alain Cauchon.
    Le Palais des congrès de Montréal a été le théâtre d’un choc frontal de visions différentes de l’exploitation des ressources naturelles du Québec à l’occasion de la deuxième édition du Salon Plan Nord, baptisé cette année Salon des ressources naturelles.

    Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), Michel Leblanc, a prié vendredi le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, de « créer de l’enthousiasme » autour des projets d’exploitation de ressources naturelles au Québec.


    À ses yeux, le gouvernement péquiste « a un rôle à jouer » afin que la présence de pétrole dans l’Est et de minerai dans le Nord soit perçue comme une « source de richesse » plutôt qu’une « source de problèmes ».


    Le vice-président aux finances et chef de la direction financière de la Corporation minière Osisko, Bryan A. Coates, n’a pour sa part pas manqué de souligner l’arrivée de M. Marceau à l’intérieur de la grande salle de conférence du Forum stratégique organisé par la CCMM, vendredi midi, en servant à l’élu une mise en garde. « On [Osisko] est un créateur de richesse pour la collectivité. On vous l’a démontré, […] monsieur le ministre. Mais, il faut aussi valoriser cette industrie. […] Si on continue de [subir] une perception négative, on ne sera pas capables d’attirer des ressources pour continuer le développement et de contribuer à l’économie québécoise », a lancé le dirigeant de la société aurifère - qui opère une mine à ciel ouvert au coeur de Malartic - au représentant du gouvernement Marois.


    Pour le gouvernement du Québec, le « défi » consiste à exploiter les ressources naturelles québécoises « de façon rentable et durable tout en favorisant le développement de l’expertise québécoise », a expliqué le ministre des Finances et de l’Économie. « Je le redis, nous, le gouvernement, sommes favorables au développement du Nord québécois », a-t-il par la suite ajouté devant un parterre de gens d’affaires, qui lui ont réservé un accueil poli, mais à des années-lumières de celui offert en avril 2012 au premier ministre Jean Charest.


    Pressé de définir rapidement des règles « claires » et « prévisibles » afin d’encadrer l’exploitation des ressources naturelles, Nicolas Marceau a confirmé la tenue d’un forum, le 15 mars, sur les redevances minières présidé par les professeurs, à HEC Montréal, Jacques Fortin, et à l’UQAM, Pierre Lasserre.


    La valeur des exportations de minerai a augmenté de près de 2,5 fois entre 2002 et 2011, pour atteindre 2,4 milliards de dollars, alors que l’indice des prix des métaux produits au Québec a connu une hausse de 48 % en 2010 et de 18 % en 2011, a rappelé l’élu. « La hausse des prix [des métaux] ne s’est malheureusement pas traduite pour une hausse suffisante des redevances laissées par les entreprises. Elle a ainsi illustré que nous ne profitons pas pleinement de la valeur de nos ressources », a-t-il déploré avant d’énumérer les « principes » guidant la réflexion gouvernementale dans ce dossier : « Le niveau des redevances doit augmenter, le minerai extrait doit générer directement des redevances dans tous les cas, les projets les plus rentables doivent générer plus de redevances, la transformation au Québec doit être encouragée. »


    Le gouvernement péquiste fera connaître au printemps un régime des redevances, reléguant aux oubliettes l’actuel, basé sur les profits des sociétés, a-t-il promis une nouvelle fois.


    « Merci d’avoir annoncé, je dirais peut-être enfin, le début du processus de consultation », a lâché Michel Leblanc, en guise de remerciement.


    Aussitôt arrivé, aussitôt parti. Après son allocution de 20 minutes, Nicolas Marceau a filé hors du Palais des congrès, sous haute surveillance policière, serrant quelques mains sur son passage, mais tournant les talons devant les journalistes.

     

    Bras de fer Pétrolia-Gaspé


    Pétrolia menace de faire appel aux tribunaux si la Ville de Gaspé n’autorise pas le forage du puits Haldimand 4.


    « Tous les papiers sont prêts », a fait savoir le président et fondateur de Pétrolia, André Proulx, à l’occasion d’un point de presse dans les couloirs du Palais des congrès. « On peut contester ce règlement-là. C’est d’une évidence totale », a-t-il ajouté, se gardant toutefois de lancer un « ultimatum » formel à Gaspé et à Québec.


    La population locale ainsi que les gens d’affaires sauront convaincre le maire François Roussy de faire volte-face, estime-t-il. « Je pense que les citoyens vont en régler un grand bout », a dit M. Proulx.


    La compagnie pétrolière a dû suspendre ses activités à son puits Haldimand 4 à quelque 850 mètres d’un puits artésien à la suite de l’adoption par le conseil municipal de Gaspé d’un règlement visant à protéger l’eau potable.


    Au lendemain de la décision du gouvernement de mandater le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) pour évaluer la question de l’exploitation et l’exploration du gaz de schiste dans les zones habitées des basses terres du Saint-Laurent, le chef de la direction de Junex, Jean-Yves Lavoie, a aussi tourné le regard vers ses projets en Gaspésie où il prévoit effectuer l’été prochain un « forage dévié » dans un gisement de pétrole à l’ouest de Gaspé. « On pense toujours être capables de produire d’une façon conventionnelle et, justement, de vérifier avant de lancer une pleine opération sur ce projet-là », a-t-il spécifié.


    D’autre part, M. Lavoie se dit toujours à la recherche d’investisseurs prêts à lancer à ses côtés des projets sur l’île d’Anticosti. « Ça nous prend beaucoup d’argent pour initier ces projets-là, mais [préalablement], ça nous prend une situation claire et précise. À l’heure actuelle, ce qu’on n’a pas », a-t-il indiqué, réclamant à son tour l’établissement d’un climat d’affaires compétitif par le gouvernement du Québec.













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