Priorités - Les «Y» dépensent trop!
Les boomers se félicitent de leur gestion financière
Les jeunes affirment qu’ils dépensent trop et devraient connaître davantage les possibilités d’épargne qui s’offrent à eux. « Peut-être que le facteur vraiment déterminant pour la génération Y est la persistance de l’incertitude économique », souligne J. Bruce Morton, professeur de psychologie à l’Université Western Ontario.
L’environnement financier et les perspectives face à la retraite varient selon les générations, au rythme des habitudes de chacune. À partir des résultats d’un sondage sur les REER réalisé pour TD Canada Trust, un professeur de psychologie commente les comportements et les attitudes propres à chacune des générations.
Selon l’âge, quand il est question de finances personnelles, le comportement des citoyens et citoyennes varie. Entre prêt hypothécaire, remboursement des cartes de crédit, achats de REER et autres obligations, les priorités se déplacent.
La génération Y (1982-1999)
Le sondage de TD Canada Trust fait ressortir que 56 % des membres de la génération Y du Québec ont toujours le sentiment de trop dépenser (contre 50 % des X et à 42 % des boomers). Ils sont les plus enclins à penser qu’il leur faut s’informer davantage des possibilités d’épargne et d’investissement qui leur sont offertes (63 %, contre 41 % de la génération X et à 32 % des boomers). « Peut-être que le facteur vraiment déterminant pour la génération Y est la persistance de l’incertitude économique », a souligné J. Bruce Morton, professeur de psychologie à l’Université Western Ontario. « Face à cette incertitude et aux défis inhérents au marché de l’emploi, les Y trouvent parfois difficile d’envisager concrètement l’avenir, et l’épargne à long terme leur apparaît comme une perspective moins raisonnable. »
Il est conseillé à cette génération de faire appel à l’épargne systématique, qui consiste à investir de plus petites sommes à intervalles réguliers. Le temps jouant en leur faveur, la roue du rendement composé tourne pleinement pour les Y.
La génération X (1965-1981)
La génération X est celle qui se trouve aux prises avec le plus grand nombre de priorités concurrentes, les principales étant épargner pour la retraite (46 %), rembourser le prêt hypothécaire (41 %), rembourser le solde des cartes de crédit (38 %), rembourser des prêts (37 %) et économiser pour les études des enfants (33 %).
Face à un si grand nombre de priorités, il n’est pas étonnant que 65 % des membres de cette génération estiment qu’ils n’économisent pas suffisamment. « Les membres de la génération X ont grandi durant une période de transformations économiques sans précédent, marquée par une plus grande fluidité du marché du travail et la disparition de la retraite obligatoire. Ces importantes forces économiques ont modifié la perception des notions traditionnelles de carrière et de retraite », fait valoir M. Morton. « En conséquence, bon nombre de X prévoient travailler bien au-delà de l’âge type de la retraite, ce qui tend à neutraliser l’incitation à économiser dans une perspective à long terme. »
La génération des boomers (1946-1964)
Si 91 % des boomers ont le sentiment de bien gérer leur argent, un sur deux se demande constamment s’il en a assez. « Génération de l’après-guerre, non seulement les boomers ont subi l’influence de parents qui ont traversé la Grande Crise, mais un grand nombre d’entre eux ont profité d’une économie florissante ainsi que d’une grande stabilité d’emploi durant leur carrière, de sorte que l’épargne à court et à long terme est pour eux une perspective tout à fait sensée », a résumé M. Morton.
TD Canada Trust leur recommande toutefois de procéder à une évaluation de leurs besoins à la retraite afin de soutenir le style de vie qu’ils privilégient. Un plan réaliste devrait porter notamment sur les moyens de réduire ou d’éliminer les dettes avant la retraite.









