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    Minerai de fer - Québec autorise les projets Goodwood et Sunny 1

    Après St. John’s, Québec a à son tour donné son feu vert aux projets d’exploitation du minerai de fer Goodwood et Sunny 1, au nord de Schefferville, malgré les appels à accélérer la transformation des ressources naturelles extirpées du sous-sol québécois au Québec.


    Tata Steel Minerals Canada ltée a désormais en main tous les certificats d’autorisation requis pour exploiter le projet « Direct Shipping Ore » au Québec. « C’est important pour l’avenir du projet d’enfournement direct. On a 45 millions de tonnes de minerai dans cette région-là », a souligné le président et chef de la direction de New Millennium Iron Corp., Dean Journeaux, en entrevue téléphonique avec Le Devoir.


    « Notre projet “DSO” est en construction à l’heure actuelle. On commencera à miner le minerai à Terre-Neuve-et-Labrador, et éventuellement, on va exploiter les mines plus au nord, dans un endroit qui s’appelle Goodwood. Ça va se faire d’ici deux, trois ans », a-t-il déclaré, précisant que la compagnie s’affairera tout d’abord à « reconstruire » la route de quelque 40 km entre Timmins et Goodwood.


    Le minerai grossier sera expédié par train de Timmins à Sept-Îles, puis par bateau de Sept-Îles à une destination outre-Atlantique.


    « Ça, c’est toujours à déplorer. Il est urgent qu’on mette des balises, ne serait-ce que pour faire un minimum de premières transformations, par exemple de la boulette, qui est très, très, très minimale », a fait valoir le porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, Ugo Lapointe.


    Il s’agit « toujours d’une question d’économie », a rétorqué M. Journeaux, soulignant qu’il y a à peine une poignée d’aciéries sur le territoire québécois.


    Pour y arriver, il faudrait construire des usines de transformation de fer… mais pas maintenant, estime le grand patron de New Millennium Iron Corp. « Le marché n’est pas là. Ce sont des projets énormes nécessitant des investissements colossaux. Mais, à long terme, tout est possible. » L’absence de gaz naturel à Sept-Îles mine également tout projet éventuel d’aciérie sur la Côte-Nord. « Le jour où le gaz viendra à Sept-Îles, ça va encourager les gens à regarder cela plus sérieusement », a-t-il lancé.


    En vertu du certificat d’autorisation, l’exploitante du projet « Direct Shipping Ore », Tata Steel Minerals Canada ltée, doit donner le coup d’envoi de ses travaux dans les trois ans suivant l’émission du document, c’est-à-dire le 11 janvier 2016.


    Toutefois, plusieurs analystes prévoient que l’embellie des prix du fer sera de courte durée. « Le projet est basé sur un prix de fer qui est raisonnable à long terme. Il ne faut pas perdre de vue le fait que Tata Steel a besoin de ce minerai pour leurs usines en Europe. On ne dépend pas du marché international pour vendre notre minerai. Quand on va avoir de la production à expédier, ils vont diminuer leurs besoins ailleurs », a expliqué Dean Journeaux.













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