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    Mur budgétaire: Boehner présente son «plan B»

    Les négociations entre Barack Obama et le républicain John Boehner se poursuivent

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	Le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner</div>
    Photo: Scott Applewhite Associated Press
    Le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner
    Washington – Le président américain, Barack Obama, et le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, ont poursuivi mardi les négociations visant à conclure un accord pour éviter le « précipice budgétaire », même si M. Boehner a présenté un plan de rechange pour accroître la pression sur la Maison-Blanche.

    À seulement deux semaines de l’entrée en vigueur automatique de hausses d’impôts et de coupes budgétaires qui menacent de replonger l’économie américaine dans la récession, le « plan B » de M. Boehner annulerait les hausses d’impôts de tous ceux qui gagnent 1 million $US ou moins par an, tout en permettant l’entrée en vigueur des hausses d’impôts pour ceux qui gagnent plus.

    En vertu de ce plan, les coupes automatiques de 1090 milliards $US dans les programmes nationaux et le budget de la Défense ne seraient pas suspendues et entreraient en vigueur comme prévu le 1er janvier.

    Le chef de file des républicains affirme que son plan permettra de maîtriser le déficit. Il reproche au président Obama de ne pas avoir présenté de plan équilibré depuis le début des négociations.

    Des proches du Parti républicains ont indiqué que la stratégie de John Boehner était de faire adopter le plan par la Chambre des représentants, à majorité républicaine, et de l’envoyer au Sénat. Les républicains du Sénat se serviraient de leur influence pour bloquer les solutions de rechange proposées par les démocrates, qui y sont majoritaires.

    Mais le plan de M. Boehner est voué à l’échec auprès de la Maison-Blanche et des démocrates. Pire encore, le plan a été accueilli froidement par les républicains de la Chambre lors d’une réunion à huis clos mardi matin.

    « Le président est prêt à continuer de travailler avec les républicains pour trouver une solution bipartite permettant d’éviter le précipice budgétaire, de protéger la classe moyenne, d’aider l’économie et de mettre notre pays sur une voie fiscale durable », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney. « Mais il n’est pas prêt à accepter un accord qui n’en demande pas assez aux plus riches en termes d’impôts et qui transfère le fardeau à la classe moyenne et aux personnes âgées. »

    Malgré la présentation de son plan de rechange, M. Boehner a indiqué que les négociations se poursuivaient avec le président Obama pour éviter le « précipice budgétaire ».

    Les économistes du gouvernement et d’autres institutions préviennent que la combinaison de hausses d’impôts et de coupes dans les programmes gouvernementaux pourrait freiner la reprise économique et menacer de replonger le pays dans la récession.

    « Je continue d’espérer que nous pouvons conclure un accord plus large avec la Maison-Blanche », un accord qui annulerait les coupes budgétaires automatiques, a dit M. Boehner devant les journalistes.

    Le président de la Chambre a présenté son plan mardi au caucus républicain, qui a réagi froidement à toute solution prévoyant une hausse des taux d’imposition. Des conservateurs et des représentants affiliés au Tea Party ont indiqué que M. Boehner aurait du mal à réunir tous les votes nécessaires pour le faire adopter.

    « Je pense que c’est une idée terrible, et pour plusieurs raisons », a déclaré le représentant Raul Labrador, de l’Idaho.

    Quand les journalistes lui ont demandé s’il y avait assez d’appuis parmi les républicains pour faire adopter le plan, il a répondu : « Je ne pense pas ».

    Le représentant Jim Jordan, de l’Ohio, a estimé que M. Boehner franchissait une limite dangereuse en acceptant des hausses d’impôts pour qui que ce soit.

    « Je crois que c’est une erreur pour le Parti républicain, et je pense que c’est ce qui indispose plusieurs membres », a dit M. Jordan.

    Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a déclaré que le plan de M. Boehner ne serait jamais adopté par le Sénat et lui a demandé de continuer de travailler avec le président pour trouver un accord.
     
     
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