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    De l’invalidité au voyage - Un travailleur autonome ne peut fuir ses responsabilités

    Il est possible d’assurer sa survie et… son entreprise

    15 novembre 2012 |Claude Lafleur | Actualités économiques
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	Le travailleur autonome doit planifier correctement ses besoins pour faire face à des imprévus qui pourraient avoir une incidence sur ses revenus.</div>
    Photo: Agence France-Presse (photo) Thomas Coex
    Le travailleur autonome doit planifier correctement ses besoins pour faire face à des imprévus qui pourraient avoir une incidence sur ses revenus.
    On retrouve de plus en plus sur le marché du travail de travailleurs autonomes, c’est-à-dire des personnes qui doivent pourvoir d’elles-mêmes à tous leurs besoins en fait de protection à court et à moyen terme. Il peut s’agir de pigistes ou d’entrepreneurs à la tête d’une très petite entreprise (en association avec une ou deux personnes), voire de chefs d’une PME.

    «Le travailleur autonome, c’est souvent un individu qui peut avoir des personnes à charge et c’est aussi un chef d’entreprise, avance Claude Di Stasio, vice-présidente aux Affaires québécoises de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP). Il est autonome ; son travail, sa sécurité, ses actifs, sa retraite […] ne dépendent que de lui. Il doit donc se protéger, advenant qu’il tombe malade ou qu’il devienne incapable de travailler, ou encore en cas de décès. »
     
    En procédant méthodiquement, comme elle le suggère, un travailleur autonome devrait d’abord penser à lui et à sa famille, puis à lui et à son entreprise et enfin, s’il a des associés, à lui et à la pérennité de son entreprise.
     
    Il existe à cette fin une gamme de produits d’assurance destinée à couvrir l’essentiel de ces besoins. Toute personne — mais davantage encore les travailleurs autonomes — devrait planifier correctement ses besoins pour faire face non seulement à son éventuel décès, mais à de graves crises qui pourraient soit entraîner une perte de revenu, soit exiger des soins ou des médicaments non couverts par nos régimes de santé.
     
    C’est pourquoi l’industrie de l’assurance de personne offre non seulement de l’assurance-vie, mais également de l’assurance invalidité, de l’assurance-maladie complémentaire ainsi que — très important, insiste Mme Di Stasio — de l’assurance voyage. « Comme tout le monde, un travailleur autonome peut tomber malade et se retrouver incapable de travailler [pour un temps] ou encore souffrir d’une maladie chronique, poursuit-elle. Cela peut vouloir dire avoir besoin de soins sporadiques ou de médicaments non couverts. »
     
    « J’ai vu un cas récemment, poursuit Claude Di Stasio, un chef d’entreprise qui fait travailler un grand nombre de personnes. Celui-ci souffre d’arthrite et doit couvrir les coûts d’un médicament qui s’élèvent à 104 000 $ par année. Sans ce médicament, il pourrait y avoir beaucoup de personnes qui ne travailleraient plus ! »

    Bien sûr, on peut supposer qu’en tant que chef d’une grande PME, cette personne est probablement protégée par des assurances offertes par celle-ci. « Toutefois, souligne Mme Di Stasio, avant de devenir une grande PME, ça a dû être une petite PME. Que serait-il arrivé si la maladie avait frappé plus tôt ? »
     
    Il existe en conséquence des produits d’assurance invalidité qui remplacent un revenu advenant l’apparition d’une maladie critique. « On peut se prémunir contre cinq, dix ou vingt types de maladies, précise Mme Di Stasio. C’est ainsi que si on est couvert adéquatement et qu’une maladie cardiaque ou un cancer frappe, on peut obtenir un montant forfaitaire de 50 000, 100 000 ou 200 000 $. »
     
    Protection mutuelle entre associés

    Par ailleurs, dans le cas où, comme travailleur autonome, on fait équipe avec une ou deux autres personnes, on peut se munir d’une police d’assurance-vie entre associés qui, advenant un décès, permet de « boucler les affaires » en rachetant, par exemple, la part de la personne décédée. « Lorsqu’on se met à deux dans un projet d’entreprise et que l’un doit partir, il faut que l’autre associé puisse racheter la part à la famille du décédé, de dire Mme Di Stasio. Sans une telle assurance-vie, les choses peuvent vite se compliquer ! »
     
    Il existe donc un éventail de possibilités couvert par une série de produits d’assurance et il revient à un représentant en assurance de nous assister dans les choix à faire. Toutefois, pour nous aider, l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes diffuse via son site Web une série de brochures qui explique ce qu’on doit savoir avant de consulter un représentant.
     
    L’association pour laquelle travaille Claude Di Stasio représente les compagnies d’assurance de personnes au Canada (alors qu’il y a aussi les compagnies d’assurance de dommage et de responsabilité civile). L’ACCAP a été créée il y a plus d’un siècle afin, entre autres, d’informer le consommateur et l’aider à comprendre le milieu. « Sur notre site Web, sous la rubrique “ Consom-mateur ”, vous trouverez une série de brochures qui vous aideront à comprendre les produits et qui expliquent la terminologie utilisée. L’ACCAP ne donne toutefois pas de conseils », prévient-elle.
     
    Claude Di Stasio a néanmoins un conseil à donner à tout le monde, qui que l’on soit, quant à l’importance de se munir d’une assurance voyage adéquate. « On ne le dit jamais assez ! lance-t-elle. Par exemple, lorsqu’on traverse la frontière pour aller faire du ski une fin de semaine, on pourrait revenir des États-Unis avec une facture de 25 000 $! Et si un travailleur autonome se casse une jambe, il subira en plus une perte de revenus. »
     
    « L’assurance voyage[…] c’est un risque que les gens ignorent », déplore-t-elle. Elle rappelle que d’ordinaire, lorsqu’on prend l’avion, on nous offre une telle police d’assurance. Toutefois, il arrive fréquemment qu’on néglige de la prendre. « On prend des vacances dans le Sud et, bang, on revient avec une grosse facture ! En outre, la plupart d’entre nous ne pensent pas que, lorsqu’on traverse la frontière pour aller simplement magasiner, on s’expose à de grosses factures… Et pourtant l’assurance voyage est peu coûteuse et s’achète si facilement ! »
     
    Collaborateur












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