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    L'UPA veut qu'Ottawa garde intact la gestion de l'offre

    L'UPA d'un bon œil l'arrivée d'un gouvernement péquiste à l'Assemblée nationale, accueillant très favorablement la mise en place d'une politique de souveraineté alimentaire.
    Photo : Jacques Grenier Le Devoir L'UPA d'un bon œil l'arrivée d'un gouvernement péquiste à l'Assemblée nationale, accueillant très favorablement la mise en place d'une politique de souveraineté alimentaire.
    L'Union des producteurs agricoles (UPA) et la Coop fédérée, la plus importante entreprise agro-alimentaire au Québec, unissent leur voix pour inciter le gouvernement canadien à conserver intact le système de gestion de l'offre dans les négociations de ses accords commerciaux.


    Un grand rassemblement s'est tenu dimanche à Montréal avec différents acteurs de l'industrie agro-alimentaire afin de «faire le point sur les négociations que mène le Canada au niveau international», notamment avec l'Union européenne.
     
    Plus de 300 producteurs de lait, d'oeufs et de volailles mais également des transformateurs alimentaires étaient présents pour réitérer leur volonté de protéger la gestion de l'offre.
     
    Rumeurs

    Pour le moment, le message d'Ottawa demeure assez ferme sur la scène internationale. Toutefois, l'UPA aurait eu vent de rumeurs selon lesquelles le gouvernement conservateur serait prêt à concéder certaines parties du marché, indique son président, Marcel Groleau.
     
    L'ouverture du marché canadien aux produits étrangers, ne serait-ce qu'un pour cent des parts de marché, signifierait des diminutions en matière de production et de transformation, ce qui se traduirait assurément par des pertes d'emplois, selon M. Groleau.
     
    La compréhension de la gestion de l'offre n'est pas la même pour les agriculteurs et pour le gouvernement, explique-t-il.
     
    «Il n'est pas question pour nous que le gouvernement concède des accès supplémentaires au marché canadien.»
     
    La négociation actuellement en cours avec le continent européen s'avère cruciale, selon M. Groleau, puisqu'elle dictera la position du Canada à l'occasion d'éventuels pourparlers.
     
    «Si on montre aux Européens aujourd'hui qu'on est flexible, quelles seront alors les demandes des Américains et des autres pays?», se demande-t-il.
     
    Souveraineté alimentaire

    Le président souhaite envoyer un message clair aux négociateurs canadiens, mais également au gouvernement du Québec, étant donné que l'Accord économique commercial et global (AECG) devra être ratifié par les dix provinces canadiennes.
     
    D'ailleurs, il envisage d'un bon œil l'arrivée d'un gouvernement péquiste à l'Assemblée nationale, accueillant très favorablement la mise en place d'une politique de souveraineté alimentaire, mentionnée dans le discours inaugural de la première ministre Pauline Marois.
     
    L'adoption d'une telle mesure constituerait selon lui le coup de pouce dont l'industrie a besoin pour coordonner une action agricole en ce sens.
     
    «Je crois que les consommateurs québécois veulent l'assurance de pouvoir obtenir des produits locaux. Si cette politique a pour but de stimuler l'ensemble de l'industrie à offrir davantage de nos produits à nos consommateurs, j'y adhère», soutient-il.
     
    Bien qu'elle réclame du gouvernement de fermes positions dans cette négociation, l'UPA est toutefois d'avis que des gains sont réalisables pour le Québec, comme l'élimination de barrières non tarifaires très contraignantes pour les producteurs canadiens qui veulent percer les marchés sur le vieux continent.
     
    «C'est là-dessus que le gouvernement canadien doit travailler», croit M. Groleau.
     
    Et si la gestion de l'offre semble faire l'unanimité au sein de la communauté agricole, certaines personnes se lèvent contre le modèle. Ses détracteurs le critiquent toutefois par ignorance, en ne se basant que sur des théories économiques, selon le président de l'UPA.
     
    «Les principes généraux de l'économie sont souvent défaillants en agriculture. C'est un secteur périssable dans la plupart des cas, donc ça ne répond pas aux mêmes critères ou paramètres que les autres secteurs», résume-t-il.
     
    Mathieu Simard, La Presse canadienne
     
     
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