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Air Canada se prépare à choisir son nouveau propriétaire

Reuters   16 septembre 2003  Actualités économiques
Le mutisme d’Air Canada a généré de multiples hypothèses dans les médias sur l’identité des acheteurs potentiels, et le nom de plusieurs grandes firmes privées américaines a fait surface.
Photo : Agence Reuters
Le mutisme d’Air Canada a généré de multiples hypothèses dans les médias sur l’identité des acheteurs potentiels, et le nom de plusieurs grandes firmes privées américaines a fait surface.
Air Canada a entamé une semaine cruciale de sa restructuration avec le dépôt hier des offres d'investisseurs prêts à offrir 700 millions pour obtenir une part importante de la première compagnie aérienne canadienne.

Air Canada entend rencontrer les acheteurs les plus intéressants vendredi, avant de choisir celui qui remportera la mise la semaine prochaine, selon l'échéancier établi par Ernst & Young, le contrôleur nommé par la cour pour superviser la restructuration de la compagnie. «Les gens vont soumettre leurs offres, mais nous ne planifions pas de faire une annonce ou des commentaires», a indiqué la porte-parole d'Air Canada, Isabelle Arthur.

Multiples hypothèses

Le mutisme d'Air Canada a généré de multiples hypothèses dans les médias sur l'identité des acheteurs potentiels, et le nom de plusieurs grandes firmes privées américaines a fait surface.

L'un des principaux groupes impliqués serait Texas Pacific Group, une firme d'investissement connue pour son intérêt envers l'industrie aérienne, ont indiqué des sources impliquées dans le processus. Texas Pacific avait participé à la restructuration de Continental Airlines au début des années 1990 avant de revendre sa participation pour 10 fois le prix payé.

Plus récemment, Texas Pacific a tenté de mettre la main sur une participation dans US Airways, le septième plus grand transporteur américain, mais son offre a été éclipsée par celle du Retirement Systems of Alabama, qui a obtenu 37 % de US Airways pour 240 millions $US.

Air Canada n'a jamais dévoilé la taille de la participation qu'elle était prête à vendre pour aller chercher 700 millions, mais les règles canadiennes de propriété étrangère imposent des restrictions. L'investissement étranger ne peut excéder 25 % et tout actionnaire ne peut détenir plus de 15 % de la compagnie. Pour contourner ces limites, un acheteur américain pourrait s'allier avec un partenaire canadien. Les noms les plus fréquemment mentionnés dans la presse financière sont le conglomérat torontois Onex Corp., qui a tenté d'acheter Air Canada en 1999, et la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a aidé Air Canada à repousser l'offre hostile d'Onex.

Les 700 millions recueillis auprès d'investisseurs s'ajouteraient au prêt de 600 millions consenti par General Electric Capital Aviation Services, le plus important locateur d'avion d'Air Canada qui a obtenu un droit de veto sur la sélection du prochain propriétaire d'Air Canada.
 
 
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