Selon le rapport annuel du FMI - La fragilité des marchés financiers s'atténue
Photo : Agence Reuters
«Les marchés financiers ont fait preuve de résistance en 2003 en dépit d’une croissance économique durablement déprimée, des incertitudes géopolitiques et d’une volatilité élevée», indique la sixième édition du rapport du FMI.
Washington, Paris — Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé mardi dernier que les marchés financiers internationaux étaient aujourd'hui moins vulnérables même si la tension sur les taux longs, les risques de déconvenues sur les résultats des entreprises et l'évolution de la dette des pays émergents constituaient des facteurs de fragilité persistants.
«La vulnérabilité du système financier mondial a décliné», a déclaré Gerd Häusler, conseiller-directeur du département des marchés de capitaux internationaux du FMI, lors d'une conférence de presse à Paris pour la présentation du rapport annuel de l'organisation sur la «stabilité financière internationale». Gerd Häusler a souligné que le système financier international avait dû absorber une succession de chocs majeurs au cours des trois dernières années à la suite de l'éclatement de la bulle spéculative sur les marchés boursiers puis des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis.
«Les marchés financiers ont fait preuve de résistance en 2003 en dépit d'une croissance économique durablement déprimée, des incertitudes géopolitiques et d'une volatilité élevée», indique la sixième édition du rapport.
Pour Gerd Häusler, cette résistance reflète la bonne situation des établissements financiers avant l'éclatement de la bulle boursière. Mais elle résulte aussi d'une meilleure répartition de leurs risques par les banques au moyen notamment de mécanismes de transferts de risques. Gerd Häusler s'inquiète de la destination finale des risques ainsi transférés et préconise une meilleure identification de leurs détenteurs ultimes.
«Des inquiétudes demeurent liées aux incertitudes sur les perspectives économiques mondiales, à la remontée des rendements obligataires et à la vulnérabilité des marchés de la dette des pays émergents à une correction», souligne par ailleurs le FMI.
Le FMI rappelle qu'historiquement des taux d'intérêt bas conduisent les investisseurs à réduire leur aversion pour le risque de taux comme de contrepartie, les exposant à un retournement brusque et important des rendements à long terme. Le Fonds fait aussi observer que les liquidités se sont investies sur les marchés domestiques des pays émergents, contribuant à l'appréciation de leur devise. «Le balancier est reparti vers un appétit plus marqué pour le risque. Les investisseurs sont revenus sur les émissions des entreprises et sur les obligations des pays émergents, provoquant une contraction des spreads de crédit dans ces compartiments [du marché]», constate le FMI.
Le Fonds rappelle aussi que les marchés d'actions dont les investisseurs s'étaient détournés au cours des trois dernières années enregistrent une reprise depuis la mi-mars. Des politiques monétaires accommodantes, une accélération de la croissance des bénéfices des entreprises et des niveaux de valorisation séduisants ont favorisé cette reprise boursière, précise le FMI.
Le FMI prévient toutefois qu'une croissance moins rapide qu'attendue des bénéfices des entreprises pourrait constituer un facteur de risques pour le processus d'assainissement de leurs bilans mené par les entreprises américaines, cette année. Les experts du FMI soulignent qu'au regard des résultats publiés au deuxième trimestre, ce risque apparaît limité.
Sur les marchés du crédit, le FMI insiste sur le niveau très bas atteint par les courbes de taux sur les principales dettes souveraines et sur le potentiel de hausse rapide et importante des rendements obligataires à la faveur des premiers signes d'une reprise de l'activité économique. Le FMI reconnaît, certes, que des courbes de taux plus pentues et une croissance plus soutenue constitueraient un environnement financier global plus robuste favorisant une consolidation des bilans des entreprises et des ménages et profitant aux banques et aux autres institutions financières.
Mais le Fonds met en garde contre la phase de transition vers des rendements à long terme plus élevés qui s'accompagnera de pertes en capital pour certains intervenants et par une volatilité accrue. «Jusqu'à présent, le processus de transition s'est déroulé de manière ordonnée en dépit d'un élargissement des spreads de crédit et d'une volatilité croissante», indique le rapport.
Le FMI prévient toutefois qu'une nouvelle brusque hausse des rendements obligataires entraînerait une interruption de la vague des refinancements hypothécaires aux États-Unis alors qu'elle avait fortement contribué à soutenir la consommation des ménages américains en allégeant leurs charges de remboursement.
Pays émergents
Le FMI souligne dans son rapport l'amélioration enregistrée par les marchés émergents. L'augmentation des flux de capitaux destinés aux pays émergents leur a permis de réduire leur coût de financement tandis que de nombreux pays ont vu leur accès au marché facilité. Après plusieurs années d'instabilité notamment marquées par la crise argentine qui avait affecté la dette de la plupart des pays latino-américains, le FMI estime que le risque de contagion dans cette zone a reculé tout en mettant en garde contre les conséquences de la dollarisation.
Le Fonds prévient aussi que la contraction des spreads entre la dette émergente et celle des grandes signatures souveraines expose la dette émergente à une correction si les taux longs devaient continuer à monter dans les principaux pays développés.
Le FMI met aussi en avant la dépendance croissante des pays émergents à l'investissement direct pour leur financement qui a renforcé la volatilité potentielle de leurs marchés financiers et accentué le besoin de réformes structurelles afin de stabiliser ces flux.
«La vulnérabilité du système financier mondial a décliné», a déclaré Gerd Häusler, conseiller-directeur du département des marchés de capitaux internationaux du FMI, lors d'une conférence de presse à Paris pour la présentation du rapport annuel de l'organisation sur la «stabilité financière internationale». Gerd Häusler a souligné que le système financier international avait dû absorber une succession de chocs majeurs au cours des trois dernières années à la suite de l'éclatement de la bulle spéculative sur les marchés boursiers puis des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis.
«Les marchés financiers ont fait preuve de résistance en 2003 en dépit d'une croissance économique durablement déprimée, des incertitudes géopolitiques et d'une volatilité élevée», indique la sixième édition du rapport.
Pour Gerd Häusler, cette résistance reflète la bonne situation des établissements financiers avant l'éclatement de la bulle boursière. Mais elle résulte aussi d'une meilleure répartition de leurs risques par les banques au moyen notamment de mécanismes de transferts de risques. Gerd Häusler s'inquiète de la destination finale des risques ainsi transférés et préconise une meilleure identification de leurs détenteurs ultimes.
«Des inquiétudes demeurent liées aux incertitudes sur les perspectives économiques mondiales, à la remontée des rendements obligataires et à la vulnérabilité des marchés de la dette des pays émergents à une correction», souligne par ailleurs le FMI.
Le FMI rappelle qu'historiquement des taux d'intérêt bas conduisent les investisseurs à réduire leur aversion pour le risque de taux comme de contrepartie, les exposant à un retournement brusque et important des rendements à long terme. Le Fonds fait aussi observer que les liquidités se sont investies sur les marchés domestiques des pays émergents, contribuant à l'appréciation de leur devise. «Le balancier est reparti vers un appétit plus marqué pour le risque. Les investisseurs sont revenus sur les émissions des entreprises et sur les obligations des pays émergents, provoquant une contraction des spreads de crédit dans ces compartiments [du marché]», constate le FMI.
Le Fonds rappelle aussi que les marchés d'actions dont les investisseurs s'étaient détournés au cours des trois dernières années enregistrent une reprise depuis la mi-mars. Des politiques monétaires accommodantes, une accélération de la croissance des bénéfices des entreprises et des niveaux de valorisation séduisants ont favorisé cette reprise boursière, précise le FMI.
Le FMI prévient toutefois qu'une croissance moins rapide qu'attendue des bénéfices des entreprises pourrait constituer un facteur de risques pour le processus d'assainissement de leurs bilans mené par les entreprises américaines, cette année. Les experts du FMI soulignent qu'au regard des résultats publiés au deuxième trimestre, ce risque apparaît limité.
Sur les marchés du crédit, le FMI insiste sur le niveau très bas atteint par les courbes de taux sur les principales dettes souveraines et sur le potentiel de hausse rapide et importante des rendements obligataires à la faveur des premiers signes d'une reprise de l'activité économique. Le FMI reconnaît, certes, que des courbes de taux plus pentues et une croissance plus soutenue constitueraient un environnement financier global plus robuste favorisant une consolidation des bilans des entreprises et des ménages et profitant aux banques et aux autres institutions financières.
Mais le Fonds met en garde contre la phase de transition vers des rendements à long terme plus élevés qui s'accompagnera de pertes en capital pour certains intervenants et par une volatilité accrue. «Jusqu'à présent, le processus de transition s'est déroulé de manière ordonnée en dépit d'un élargissement des spreads de crédit et d'une volatilité croissante», indique le rapport.
Le FMI prévient toutefois qu'une nouvelle brusque hausse des rendements obligataires entraînerait une interruption de la vague des refinancements hypothécaires aux États-Unis alors qu'elle avait fortement contribué à soutenir la consommation des ménages américains en allégeant leurs charges de remboursement.
Pays émergents
Le FMI souligne dans son rapport l'amélioration enregistrée par les marchés émergents. L'augmentation des flux de capitaux destinés aux pays émergents leur a permis de réduire leur coût de financement tandis que de nombreux pays ont vu leur accès au marché facilité. Après plusieurs années d'instabilité notamment marquées par la crise argentine qui avait affecté la dette de la plupart des pays latino-américains, le FMI estime que le risque de contagion dans cette zone a reculé tout en mettant en garde contre les conséquences de la dollarisation.
Le Fonds prévient aussi que la contraction des spreads entre la dette émergente et celle des grandes signatures souveraines expose la dette émergente à une correction si les taux longs devaient continuer à monter dans les principaux pays développés.
Le FMI met aussi en avant la dépendance croissante des pays émergents à l'investissement direct pour leur financement qui a renforcé la volatilité potentielle de leurs marchés financiers et accentué le besoin de réformes structurelles afin de stabiliser ces flux.
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