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    Coopération et mutualité - À la rescousse des PME

    6 octobre 2012 |Claude Lafleur | Actualités économiques
    Au cours des prochaines années, des milliers d’entrepreneurs et de propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) prendront leur retraite. Selon certaines études, ce sont plus de 25 000 PME québécoises qui feront ainsi face au défi de trouver la relève nécessaire pour assurer leur pérennité.

    Le mouvement coopératif propose une solution originale : transformer certaines PME en sociétés de coopération selon des formules taillées sur mesure. Certaines entreprises pourraient donc être rachetées par leurs travailleurs, d’autres dirigées par un conseil d’administration formé de travailleurs, du propriétaire retraité et d’investisseurs externes, ou reprises par la collectivité ou selon toute autre formule de coopération appropriée.


    Cependant, le problème majeur qui se pose dans bien des cas, ce sont les fonds nécessaires pour racheter l’entreprise et la gérer.


    Sous l’égide du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), le gouvernement du Québec, de concert avec trois partenaires coopératifs, vient de créer un fonds de 30 millions de dollars destiné à favoriser la coopération un peu partout à travers le Québec et dans différents secteurs d’activité. « Selon des études, environ la moitié des 25 000 entreprises qui changeront de mains au cours des prochaines années ne trouveront pas nécessairement preneur, rapporte Gaston Bédard, directeur général par intérim du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité. Pour éviter de perdre ces entreprises et les emplois qui s’y rattachent, le Fonds va nous permettre de soutenir une forme d’entreprise peu connue qu’est la coopérative de travailleurs-actionnaires où des employés deviennent actionnaires de leur entreprise avec un ou des partenaires privés. »


    « Et ce n’est pas seulement de l’argent qu’on met, mais de l’expertise et du soutien, le soutien de nos partenaires et du Conseil », ajoute Marcel Arteau, conseiller principal au CQCM, qui pilote la mise en oeuvre du Fonds.


    C’est ainsi que, en mars dernier, le gouvernement a annoncé la création du Fonds de co-investissement COOP. Ce fonds met en commun les ressources financières de différents partenaires, dont le gouvernement, Capital régional et coopératif Desjardins, la Banque de développement du Canada et le réseau des Sociétés d’aide au développement des collectivités qui s’associent au CQCM, un regroupement qui compte 3300 coopératives générant 92 000 emplois.

     

    Dès 2013


    Le Fonds de co-investissement COOP vise à soutenir le démarrage d’entreprises « afin de permettre à des employés, qui sont souvent à l’origine du développement de celles-ci, de les acquérir en mode coopératif et en association avec d’autres partenaires », précise Gaston Bédard.


    Pour le moment, le Fonds est en construction. Il devrait être opérationnel au début de 2013. Gaston Bédard insiste sur le fait que le but du Fonds est de répondre aux besoins découlant de la sous-capitalisation dont souffrent bon nombre de coopératives. « Depuis des années, les coopératives sont confrontées à ce problème. Et, de par notre nature, on ne peut se capitaliser sur les marchés boursiers. Le Fonds répondra donc à ce problème de sous-capitalisation. »


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