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PKP dénonce la domination de Bell-Astral dans le monde des médias

11 septembre 2012 11h05 | François Desjardins | Actualités économiques
Le CRTC doit absolument rejeter l'achat d'Astral par Bell, car la nouvelle entité exercerait une poigne démesurée dans le monde des médias, a fait valoir mardi le président de Québecor, Pierre Karl Péladeau.

La transaction de 3,3 milliards, qui fait l'objet d'audiences toute la semaine à Montréal, «comporte un nombre effarant de précédents auxquels nul autre pays occidental, soucieux de diversité, de concurrence et de démocratie, n’aura eu à faire face», a insisté M. Péladeau dans sa présentation.

Bell s'est présentée devant les commissaires du CRTC lundi pour faire valoir ce qu'elle considère comme les bienfaits de sa transaction. La direction a affirmé qu'il faut un joueur canadien solide pour affronter la concurrence de joueurs comme Netflix, Apple et Google, mais aussi qu'aucun autre acheteur n'est enclin à acquérir le groupe Astral — que la famille fondatrice Greenberg veut vendre — et de le garder en un seul morceau.

En plus de son service de télévision par satellite, Bell possède CTV, TSN et RDS, de même que des stations de radio et des chaînes telles que MuchMusic, Discovery Channel et Bravo. De son côté, Astral compte des canaux populaires au Québec comme Vrak TV, Canal Vie et Canal D. Astral exploite également plus de 80 stations de radio (NRJ, Rouge FM, etc.) et un réseau de 10 000 panneaux d'affichage.

«Les impacts d’une telle domination seraient multiples et permettraient d’étouffer à terme toute concurrence. Ils se feraient sentir notamment sur la capacité d’acquisition de programmation, car nulle autre entreprise canadienne ne serait en mesure de concurrencer la puissance de Bell», a dit M. Péladeau. «Que ce soit séries, documentaires, formats, droits sportifs ou autres genres de programmation, ce pouvoir qu'aurait Bell d’acquérir de la programmation pour les deux marchés linguistiques auprès des titulaires de droits réduirait de façon substantielle le pouvoir de négociation des autres diffuseurs canadiens qui n’auront pas cette emprise sur l’auditoire canadien.»

Plus de détails à venir.


 
 
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