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La grève étudiante a fait mal à Transcontinental

Le bénéfice dégringole de 74%

La fin de la réforme scolaire et la grève étudiante ont nui aux plus récents résultats de l’éditeur et imprimeur Transcontinental.


À son troisième trimestre, qui a pris fin le 31 juillet, l’entreprise montréalaise a enregistré un bénéfice net de 8,1 millions (10 ¢ par action), en dégringolade de 74 % par rapport aux 31,5 millions (39 ¢ par action) dégagés pendant la même période de l’an dernier.


Plusieurs facteurs expliquent la chute des profits : des frais de restructuration de 15 millions liés à l’acquisition des imprimeries de Quad/Graphics Canada, la fin de la réforme scolaire au Québec, laquelle avait fait bondir les ventes de livres pendant cinq ans, la grève étudiante du printemps et l’annulation des sessions d’été qui en a découlé, la faiblesse des ventes publicitaires dans le secteur des journaux communautaires à l’extérieur du Québec ainsi que les incitatifs consentis par l’entreprise lors du renouvellement de certains contrats d’impression.


Les revenus trimestriels ont néanmoins crû de 8 % pour atteindre 517 millions, en raison principalement de l’acquisition de Quad/Graphics Canada, de la signature de nouveaux contrats d’impression et du lancement de journaux locaux au Québec.


Transcontinental espère récupérer une bonne partie des ventes de livres perdues cet été au cours de l’automne, alors que les étudiants reprendront le temps perdu en mode accéléré, a indiqué jeudi son président et chef de la direction, François Olivier, au cours d’une téléconférence.


Par ailleurs, pour compenser la fin de la réforme scolaire, l’entreprise a intensifié sa présence dans le secteur des livres dits « parascolaires », que les parents achètent sur une base volontaire pour favoriser la réussite de leurs enfants.

 

Perte de Zellers


Transcontinental devra toutefois faire face, au cours des prochains mois, à la perte du contrat d’impression des circulaires de Zellers. Tous les magasins de la vénérable chaîne fermeront d’ici la fin mars et l’imprimeur n’a pas encore réussi à conclure une entente avec le détaillant américain Target, qui a racheté la plupart des baux de Zellers.


L’impact de manque à gagner lié à Zellers sera « gérable mais significatif », a indiqué M. Olivier. Le dirigeant a prédit que les conditions du marché de la publicité nationale allaient demeurer « difficiles » au cours des prochains mois, plus précisément dans les secteurs des magazines, des journaux de langue anglaise et des activités numériques.


Au troisième trimestre, les revenus tirés des « produits numériques et interactifs », pourtant vus comme prometteurs pour l’avenir de l’entreprise, ont reculé de 4 % pour atteindre 35,8 millions.


Dans l’espoir de rectifier le tir, Transcontinental a mis en place un « plan de rationalisation » dans son secteur des médias.

 
 
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