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La Caisse de dépôt dégage un rendement de 3,5 % après six mois

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	Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec: «Miser sur des actifs tangibles.»</div>
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec: «Miser sur des actifs tangibles.»
La Caisse de dépôt et placement du Québec a répondu à la volatilité des marchés au premier semestre en affichant un rendement de 3,5 % après six mois en 2012. Malgré une conjoncture économique mondiale qualifiée de « fragile », l’institution québécoise est parvenue à se maintenir très haut dans le premier quartile parmi ses pairs, avec un rendement annualisé de 10,5 % depuis trois ans.

Le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, s’est dit à l’aise avec le rendement semestriel de 3,5 % annoncé hier, une performance relativement en ligne avec celle de 3,7 % du portefeuille de référence. Tout en rappelant qu’une si courte période était trop brève pour offrir une juste évaluation, il a insisté sur la performance de la Caisse ces trois dernières années. Ainsi, depuis son arrivée à la tête de l’institution, la Caisse affiche un rendement annualisé de 10,5 %, de loin au-dessus du rendement du portefeuille de référence de 8,9 %. L’écart est de 1,6 point de pourcentage, soit « 6 milliards en valeur ajoutée », ce qui place la Caisse confortablement dans le premier quartile parmi les autres gestionnaires de portefeuille quel que soit le sondage consulté, s’est-il réjoui. M. Sabia a insisté sur l’approche à long terme de l’institution et soutenu que, sur cet horizon, les déposants comptaient sur un rendement annuel de 6,5 à 7 % pour satisfaire leurs besoins en matière d’engagements.


« Les six premiers mois de l’année ont été marqués par la crise européenne et la récession qui sévit dans cette région, a résumé Roland Lescure, premier vice-président et chef des placements de la Caisse. Les doutes entourant la conjoncture économique mondiale ont amené les investisseurs à favoriser les valeurs refuges, exerçant ainsi une pression à la baisse sur les taux d’intérêt canadiens, allemands et américains. Durant un semestre caractérisé par une grande volatilité sur l’ensemble des marchés boursiers, le marché boursier canadien a pâti de la baisse du prix des matières premières. Malgré ce contexte difficile, nous avons pu générer un rendement positif dans toutes nos catégories d’actif grâce, entre autres, à des stratégies ciblées, à une bonne sélection de titres, à la diversification, et à une gestion en continu des risques. »


«Plusieurs transactions importantes»


L’actif net de la Caisse de dépôt atteignait 165,7 milliards au 30 juin dernier, soit 6,8 milliards de plus qu’à la fin de décembre. De cette augmentation, 5,4 milliards viennent des résultats de placement et 1,4 milliard d’une contribution nette des déposants. Michael Sabia a souligné à larges traits que le Québec avait bénéficié de plus de la moitié des 3 milliards d’investissement réalisés par la Caisse au premier semestre. « Au cours du dernier semestre, la Caisse a réalisé plusieurs transactions importantes découlant de sa stratégie fondée sur la recherche et la connaissance en profondeur des investissements. Nous avons continué de miser sur des actifs tangibles, près de l’économie réelle, et des entreprises prometteuses que nous connaissons et que nous comprenons bien », a précisé M. Sabia dans son communiqué.


Le ministre des Finances, Raymond Bachand, s’est réjoui de ces résultats. « Les résultats obtenus démontrent une fois de plus qu’il est primordial de préserver l’indépendance de la Caisse afin qu’elle puisse générer de bons rendements tout en contribuant au développement économique du Québec », a-t-il ajouté. Pour les prochaines années, le scénario de la Caisse projette une croissance économique mondiale faible, mais « pas de récession en vue ». Le patron de la Caisse identifie l’Europe, les États-Unis et la Chine comme étant les trois zones à surveiller. Les risques évoqués étant de nature politique et non économique, il devient cependant « difficile de prédire », a-t-il soutenu.

***

Moins présente dans les aéroports londoniens

 

Dans le cadre de l’entente conclue entre Ferrovial et Qatar Holding, la Caisse de dépôt a vu sa participation dans BAA passer de 21,18 % à 15,55 %. « La Caisse a choisi d’exercer son droit de suite afin de vendre 5,63 % de sa participation à Qatar Holding LLC pour un montant de 393,6 millions $CAN. La Caisse souhaite ainsi saisir une occasion de rééquilibrer et de mieux diversifier son portefeuille d’infrastructures, et ce, tout en demeurant un partenaire de BAA. L’entreprise possède des actifs de très grande qualité, notamment l’aéroport de Heathrow, une plaque tournante du transport aérien mondial », a indiqué Normand Provost, premier vice-président, Placements privés à la Caisse. Qatar Holding a conclu une entente en vue de faire l’acquisition de 20 % des actions de BAA pour un montant de 1,4 milliard $CAN.

 
 
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